L’essai, conduit de 1998 à 2017, a comparé trois modes d’implantation: une conduite conventionnelle avec labour et préparation (modalité L0), une conduite sans labour avec travail du sol superficiel (modalité L1), une conduite en travail localisé ou semis direct. Cette dernière modalité a été subdivisée en deux sous modalités (L2 et L’2) en cours d’essai.

Résultats de levée

Le semis direct est nettement en deçà des autres techniques sur les critères de vitesse de levée et de population finale, même si les semoirs sont devenus progressivement plus performants dans ces conditions extrêmisées (figure 2). Ce résultat est expliqué par un manque de contact terre graine, de terre fine, un sol plus froid. Par contre, le semis direct ainsi que les conduites les plus simplifiées ressortent favorablement en conditions de printemps sec (en 2002 et 2003). Même si la technique n’a été insérée que récemment dans la conduite L2 de l’essai de Boigneville, l’implantation par un travail du sol au strip till se révèle aussi performante à la levée que la conduite en labour et travail superficiel (figure 3).

Des résultats de rendement moins contrastés

En productivité, le travail superficiel, et la modalité de semis localisé puis semis direct, sont en retrait (figure 4). Un effet de compensation permet aux faibles populations en semis direct d’approcher le niveau de productivité des parcelles en travail superficiel.

Les années les plus récentes sont plus nettement en défaveur du semis direct, évolution qui peut révéler une “prise en masse” progressive des horizons profonds.

L’essai met surtout en défaut la conduite en travail superficiel. Les taux de racines fourchues des autres modalités sans labour sont intermédiaires entre celles de la modalité labour, la plus favorable, et le travail superficiel sans labour. La succession d’un horizon travaillé en superficie et d’un horizon refermé contraint l’enracinement. La conduite en semis direct est moins

Ce qu’il faut retenir

• L’essai a testé sur le long terme des techniques évolutives, mais toujours très simplifiées.
• Importance de la phase de levée, des retards de levée qui ne se traduisent pas nécessairement par des conséquences fortes sur le rendement.