mardi 18 septembre 2018

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A l’occasion du Mondial de l’automobile, qui se tient au Parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, 4 au 14 octobre, la collective du bioéthanol a créé une communauté d’utilisateurs sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et You Tube) baptisée « Communauté Superéthanol E85 France »*. Objectif : partager leurs expériences, promouvoir le carburant et convertir ceux qui hésitent encore à rouler au superéthanol. Tous les membres de cette communauté sont invités à participer à un jeu concours, baptisé « Mon expérience E 85 », prolongé jusqu’au 17 septembre : https://concours.infoe85.fr

Les deux meilleures vidéos, mettant en valeur le superéthanol et incitant les automobiles à adopter ce carburant, gagneront une invitation VIP pour une visite privée du salon en avant-première le 3 octobre. D'autres cadeaux sont à gagner comme des entrées pour le salon et une box de promotion du carburant E 85, à disposer sur les voitures.

A.C.

* compte Twitter et Facebook : @SuperethanolE85


11 septembre 2018

Un premier boîtier de conversion pour rouler au superéthanol E85 vient d’être homologué. Il est fabriqué par la société Biomotors.

Après plusieurs semaines de retard sur les prévisions, un premier boîtier de conversion E85 vient d’être enfin homologué, après des tests validés par l’Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle (Utac), pour permettre à des véhicules essence de rouler au superéthanol E85. C’est la société Biomotors, basée à Montpellier (Hérault), qui a reçu le premier agrément de prototype. Il s’agit d’un boîtier pour les véhicules répondant aux normes Euro 3 ou Euro 4, de moins de 7 CV, et équipés d’un moteur essence à injection indirecte. Les véhicules concernés ont été immatriculés entre 2001 et 2010.

Le fabricant, créé en 2011 par Alexis Landrieu, est également en cours d’homologation pour d’autres catégories de véhicules, notamment les plus récents avec les normes de pollution Euro 5 / Euro 6, de moins de 7 CV et équipés d’un moteur à injection directe. « Nous avons obtenu la validation par l’Utac des tests pour les véhicules en injection directe. Nous confirmons notre avance technologique depuis le dépôt du brevet en 2015 de l’unique boîtier E85 dédié aux moteurs à injection directe disponibles sur le marché », explique Biomotors dans un communiqué.

Biomotors ne devrait pas rester seul fabricant avec un boîtier homologué. Les sociétés FlexFuel Energy Developpement et ARM Engineering sont également en cours d’homologation pour plusieurs catégories de véhicules, assure la Collective du bioéthanol dans un communiqué. La liste des fabricants de boîtiers en cours d’homologation est disponible sur le site www.infoe85.fr

A.C.


21 juin 2018

Le développement de l’éthanol risque d’être stoppé par les accords Mercosur et surtout par l’évolution réglementaire française et européenne qui pourrait réduire l’incorporation de l’éthanol dans les essences.

Il y a un énorme contraste entre l’évolution positive de la demande française d’éthanol et les menaces qui risquent de stopper son développement. En effet, le SP 95-E 10 est devenu la première essence de France avec 39 % de parts de marché, les boîtiers qui permettent d’équiper les véhicules à essence pour qu’ils puissent rouler à l’E 85 sont en cours d’homologation, et l’ED 95 ouvre des perspectives pour les bus. Enfin, un chiffre symbolique a été atteint avec 1 000 stations-service distribuant le superéthanol E 85 aux 32 000 véhicules flexfuel et aux 60 000 voitures déjà équipées de boîtiers.
En revanche, les décisions politiques font peser de lourdes menaces. Lors de l’assemblée générale du Syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA), qui s’est tenue le 5 avril, son président a dénoncé la présence de dérivés d’huile de palme dans les essences françaises : « On n’a pas fait tout ce travail en commun pour que l’huile de palme hydrotraitée prenne la place des filières françaises dans les carburants », s’est exclamé Bruno Hot.
Au niveau européen, les producteurs d’éthanol sont très inquiets de la tournure de la négociation UE-Mercosur qui pourrait ouvrir un contingent d’importation de 7,5 Mhl d’éthanol à droits réduits, soit un volume équivalent à 10 % de la production européenne, alors que les prix européens sont déjà historiquement bas.

Conserver 7 % d’éthanol dans les essences
L’autre danger vient du côté du projet de directive européenne RED II sur les énergies renouvelables pour la période 2020-2030, qui laisse peu de place à l’éthanol de première génération (celle produite à partir de betterave, de blé et de maïs). « Il faudra que le gouvernement français soutienne un compromis qui respecte le plafond de 7 % existant depuis 2015 et qui contient un objectif ambitieux d’énergies renouvelables dans les transports applicables à tous les États membres, de 12 % au moins et sans comptages multiples », insiste Bruno Hot. Car l’artifice du comptage multiple permet d’atteindre virtuellement les objectifs d’énergies renouvelables, alors qu’en réalité on utilise des carburants fossiles.
La position du SNPAA n’est pas d’opposer la première et la deuxième génération, mais de les additionner, d’autant que les producteurs d’éthanol travaillent aussi sur cette deuxième génération avec le programme Futurol par exemple. Le SNPAA demande par ailleurs que l’éthanol issu de sucres non extractibles (mélasse) et des amidons résiduels ne soit plus classé comme biocarburant de première génération (1G) car cet alcool provient bien de produits non alimentaires. Ce classement est important, puisque dans ce cas l’alcool de mélasse ne serait plus comptabilisé dans le plafond de 7 % qui limite l’incorporation de l’éthanol dans les essences.
Les trilogues entre le Parlement européen, le Conseil des ministres et la Commission sur la future directive sont en cours. Les arbitrages à venir seront donc cruciaux pour l’avenir de l’éthanol.

François-Xavier Duquenne


14 mai 2018
Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.