jeudi 19 septembre 2019
La pression de la jaunisse est plus faible cette année, mais des foyers sont apparus dans l’Oise vers le 20 août, constate Philippe Delefosse (photo). La plaine a beaucoup souffert du temps sec et des fortes températures. « Il faut surveiller la teigne pour limiter l’arrivée du rhizopus », alerte le délégué régional de l’ITB Oise. La pression de la jaunisse est plus faible cette année, mais des foyers sont apparus dans l’Oise vers le 20 août, constate Philippe Delefosse (photo). La plaine a beaucoup souffert du temps sec et des fortes températures. « Il faut surveiller la teigne pour limiter l’arrivée du rhizopus », alerte le délégué régional de l’ITB Oise. ©ITB Oise

Les rendements betteraviers plombés par la sécheresse

La canicule laissera des traces, puisque le rendement attendu – autour de 83 t/ha à 16°S - ne dépassera guère la moyenne quinquennale. On s’achemine vers une campagne moyenne de 110 jours.

L’année 2019 ne sera pas encore un grand cru pour la betterave. « Globalement, on observe un gradient Nord-Sud autour d’une ligne allant de Caen à Reims, avec des rendements qui augmentent au fur et à mesure que l’on remonte vers le nord du pays », note Ghislain Malatestat, responsable des actions régionales de l’ITB.

Les résultats des prélèvements effectués par la CGB montrent des perspectives de rendement en dessous de la moyenne des cinq dernières années : 83,5 t/ha à 16°S (avec une incertitude de + ou – 3 t/ha à 16°S suivant le climat des semaines à venir). Un rendement pas extraordinaire mais quand même supérieur aux 82 t/ha à 16 °S de l’année dernière. « Avec une surface de 451 000 ha, la campagne devrait durer environ 110 jours », estime la CGB.

Le charançon progresse vers le nord

« Malgré la canicule, la plaine est globalement verte. Les pluies de début août ont relancé la croissance des feuilles », constate Ghislain Malatestat. Les maladies foliaires sont bien maîtrisées, même si le retour d'une pluviométrie plus régulière marque la reprise du développement de la rouille, de l’oïdium mais surtout de la cercosporiose.

La région Centre a connu un été particulièrement sec et le potentiel des cultures non irriguées est très affecté. « Le retour de quelques orages ne suffira pas à rétablir l'équilibre hydrique. Ils sont juste bénéfiques aux parcelles irriguées en prenant le relais des nombreux apports d’eau estivaux », explique Pierre Houdmon de l’ITB Centre.

Le sud de la Champagne et l’Yonne ont également souffert « mais la perte de feuilles n’est pas aussi importante que l’année dernière. Étonnamment, la plaine a reverdi vers le 10 août, je reste optimiste, la betterave peut se refaire », veut croire le délégué ITB Pascal Amette. En revanche, les rendements sont catastrophiques en Auvergne.

Autre inquiétude pour les régions du sud : le charançon. Apparu en 2015 dans les Limagnes, le charançon remonte dans l’Aube, l’Yonne, le Sud de la Seine-et-Marne et le Loiret. Lixus junci pourrait occasionner des pertes significatives dans les parcelles où il est présent.

François-Xavier Duquenne

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Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.