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Face à la septoriose, le biocontrôle marque des points en T1

Des formulations de soufre ou de phosphonates seuls et des associations de ces deux substances ont été testées en T1 par Arvalis. Résultats : jusqu’à 70 % d’efficacité.
Face à la septoriose, le biocontrôle marque des points en T1
La gestion responsable des fongicides doit se poursuivre pour limiter la progression des souches de septoriose résistantes. Le biocontrôle est l’un des leviers. ©A.D.

Dans les essais d’Arvalis, le biocontrôle démontre son efficacité. À Mormant (77), toutes les modalités ont reçu la même application du fongicide conventionnel Kardix 0,7 l/ha en T2. L’impasse fongicide en T1 se traduit par une efficacité de 46 % sur la septoriose. En T1, Pygmalion à 2 l/ha atteint 55 %, un niveau proche de Juventus (triazole) (56 %) et légèrement inférieur à Thiopron Rainfree (soufre) 3 l/ha (59 %). À dose renforcée, Pygmalion (phosphonates de potassium) à 3 l/ha progresse à 61 %. Les meilleures efficacités viennent ensuite des associations : Thiopron Rainfree 3 l/ha + Pygmalion 2 l/ha (65 %), puis Thiopron Rainfree 3 l/ha + Pygmalion 3 l/ha (70 %).

Dans le regroupement pluriannuel de six essais (2022-2025), la référence Kardix 0,7 l/ha en T2 apporte 51 % d’efficacité et 100,5 q/ha.
En comparaison, un T1 avec Heliosoufre 3,5 l/ha obtient 67 %, soit +16 points, pour 103,6 q/ha
(+3,1 q/ha). Un T1 d’Aquicine Duo (phosphonates + soufe) à 2 l/ha affiche 64 % d’efficacité, soit +13 points par rapport au T2 chimique seul et un rendement de 102,7 q/ha soit + 2,2 q/ha.

Enfin, une seconde application de ces solutions de biocontrôle en T2, en mélange avec Kardix 0,75 l/ha,
a été testée dans l’essai de Mormant (77). Elle fait progresser l’efficacité contre la septoriose de +10 points pour Thiopron Rainfree à 3 l/ha appliqué en T1 puis en T2, et de +8 points pour Aquicine Duo à 1,5 l/ha. Cela confirme que ces substances de biocontrôle conservent leur efficacité contre la septoriose à tous les stades. Pour Arvalis, la question est alors de savoir si cette protection peut ou non être suffisante pour assurer un fonctionnement optimal des feuilles, qui contribuent le plus au remplissage de l’épi.

Pour Jérôme Thibierge ingénieur R&D maladies des céréales chez Arvalis : « les solutions de biocontrôle fonctionnent bien dans ces situations de début de cycle et ont l’intérêt de ne pas sélectionner particulièrement de souches résistantes. C’est vraiment quelque chose que nous encourageons beaucoup. En revanche, en T2, il faut une solution capable d’assurer 4 à 5 semaines de persistance. »

Le Betteravier français

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