Le seuil de 20 mg/kg était initialement prévu pour 2038. La CGB, l’AGPB, l’AGPM, la FOP et l’UNPT craignent une hausse des prix des engrais et des difficultés d’approvisionnement.
Ils dénoncent cette décision alors que la norme européenne est aujourd’hui fixée à 60 mg/kg. « La France ne peut pas imposer à ses agriculteurs une trajectoire nationale plus stricte que le cadre européen sans en mesurer précisément les conséquences », argumentent-ils. « L’enjeu sanitaire doit être traité sérieusement, mais seulement avec une trajectoire fondée sur la science, la disponibilité réelle des engrais et les conséquences économiques pour les producteurs ».
Outre le risque d’augmentation des coûts, cette décision risque « d’accentuer notre dépendance à un nombre encore plus réduit de fournisseurs, sans garantie sur les prix ni sur les volumes disponibles pour produire », rappellent les associations spécialisées en grandes cultures. Elles demandent au Gouvernement de renoncer à cette trajectoire nationale et de maintenir la norme européenne comme référence.
M.-P. C.