Sucre

Le projet d’extension de la « taxe soda » aux aliments solides dénoncé par la CGB

Dans le cadre de son projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), le Gouvernement envisage d'instaurer une nouvelle taxe sur les aliments solides sucrés. Une mesure jugée « inacceptable » par la CGB, alors que la production nationale de betteraves est attendue en baisse de 30 % cette année.
Le projet d'extension de la « taxe soda » aux aliments solides dénoncé par la CGB
©schankz - Fotolia

Un « coup de massue fiscal pour la filière betterave sucre » qui ne passe pas dans les rangs de la CGB. Dans un communiqué daté du 5 octobre, le syndicat représentant les planteurs de betterave dénonce le projet du Gouvernement de créer une nouvelle taxe sur les produits sucrés, pour les aliments solides « transformés et emballés » (bonbon, biscuits, crèmes glacées, etc), dont le sucre représente plus de 10 % de la composition.

Présentée le 1er octobre dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), cette taxe complèterait la « taxe soda », mise en place depuis 2012, à destination des boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants. Le barème de cette taxe serait progressif, proportionnellement à la teneur en sucre du produit, allant de 4,07 à 22 centimes d’euro par kilo. 200 à 300 M€ seraient attendus par l’Etat via l’instauration de cette nouvelle taxe.

Attente d’un soutien financier

Dans un contexte de grandes difficultés pour la filière betterave, la CGB juge cette mesure « inacceptable ». « Notre filière a au contraire le besoin d’être soutenue financièrement, que ce soit pour inciter les planteurs à engager un nouveau cycle de production ou en renforçant significativement l’assurance climatique et l’ISN, tout comme la recherche et le développement afin de répondre aux impasses techniques auxquelles sont confrontés les betteraviers en matière de protection des plantes », juge le syndicat. Le président de la CGB, Franck Sander, estime, pour sa part, que « cette taxe fragiliserait encore nos industries agroalimentaires et nos territoires, avec des conséquences potentielles sur l’emploi et le pouvoir d’achat ».

Le Betteravier français

N’oubliez pas de nous suivre !

Retrouvez nos décryptages, analyses et informations essentielles dans votre fil d’actualité Google News, ou recevez-les directement dans votre boîte mail en vous inscrivant à notre newsletter.

Dans la même rubrique

Sauver le plus de betteraves possible
Tour de plaine

Sauver le plus de betteraves possible

Comment les pertes seront-elles indemnisées ?
Sécheresse et charançons

Comment les pertes seront-elles indemnisées ?

L’ITB publie une nouvelle fiche sur le Rhizopus
Bioagresseurs

L’ITB publie une nouvelle fiche sur le Rhizopus