La campagne 2026 restera comme l’une des plus difficiles de l’histoire récente de la betterave. « On se retrouvera avec des parcelles qui ne seront pas récoltées », a alerté le président de la CGB, Franck Sander. Une situation exceptionnelle pour une culture dont la capacité à supporter les aléas avait jusqu’alors constitué l’un des principaux atouts.

Dans l’Yonne, les précipitations ont cessé à partir du 17 mai, a témoigné Sébastien Roger, le vice-président de la CGB Champagne-Bourgogne. Même irriguée, la betterave atteint ses limites lorsque les températures dépassent les 40 °C. Le stress hydrique a par ailleurs favorisé le charançon et les dégâts de Rhizopus. « Les pertes peuvent atteindre 30 à 70 % selon les parcelles », déplore Sébastien Roger.