La campagne avait pourtant bien commencé, avec une météo clémente et 25 % des betteraves semées de manière précoce, avant le 12 mars, dans la région. Six mois plus tard, les arrachages de betteraves s’annoncent « catastrophiques » pour les planteurs franciliens. « 2026 ne sera pas l’année de la betterave, de nombreux planteurs s’interrogent sur la suite de la campagne », constate Cyrille Milard, le président de la CGB Île-de-France, lors de l’assemblée générale de la délégation, le 3 septembre.

À la pression des ravageurs (pucerons, altises) lors des levées, ont succédé une sécheresse historique, une prolifération de charançons, de teigne, de rhizopus, et même de la grêle dans le secteur de Nangis… « Ce ne sont pas les sept plaies d’Égypte mais les sept plaies de la betterave en Île-de-France en 2026 », déplore Milène Grapperon, directrice des CGB Île-de-France et Centre-Val de Loire.