samedi 20 octobre 2018
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Remous autour de l’exclusion de trois betteraviers de Tereos

Les remous au sein du groupe Tereos ont constitué un véritable feuilleton tout au long de l’été. Le dernier en date est l’exclusion, le 16 août, de trois anciens membres du Conseil de Surveillance.

Trois anciens membres du Conseil de Surveillance du groupe Tereos - Gilles Bollé, Gérard Clay et Xavier Laude – ont fait l’objet d’une procédure d’exclusion « pour avoir mené une campagne de diffusion d’informations fausses ou mensongères, systématique et publique », explique le groupe coopératif dans un communiqué daté du 16 août.

Une décision que la CGB a déploré dans un communiqué daté du 20 août. « Au-delà de l’injuste déstabilisation des exploitations concernées, cette décision met en péril les conditions de dialogue et le pluralisme des opinions au sein de la filière », estime le syndicat de planteurs.

Si la CGB rappelle son devoir de neutralité quant aux orientations et décisions internes de gestion des groupes sucriers, elle estime que « cette exclusion pose les questions de la garantie du pluralisme des opinions, de la possibilité des responsables agricoles à partager des visions pouvant être divergentes et au-delà de la relation entre un betteravier et son groupe sucrier ».

Le syndicat apporte son soutien à Gilles Bollé, Gérard Clay et Xavier Laude, « alors que rien ne leur a jamais été reproché en tant que producteur de betteraves », et annonce qu’il mettra « tout en œuvre pour les assister et rétablir leurs droits en tant que betteravier. »

Les hostilités ont commencé le 9 juillet, quand 5 membres du Conseil de Surveillance et 70 conseillers de régions représentant les sucreries d’Attin, Lillers, Chevrières, Boiry et Escaudoeuvres, ont démissionné. Ces 5 usines représentent 7 500 des 12 000 coopérateurs de Tereos. Très vite les trois leaders - Gérard Clay, Gilles Bollé et Xavier Laude - ont expliqué leurs positions dans la presse, ce qui a conduit Tereos à répliquer par les voix de son président, François Leroux, et d’autres membres du Conseil de Surveillance du groupe coopératif.

Les élus démissionnaires dénoncent une « gouvernance défaillante », demandent plus de transparence sur la gestion, et estiment que les résultats ne sont pas à la hauteur des investissements effectués, comparés aux autres groupes sucriers européens.

De son côté, le président de Tereos dénonce « une campagne de dénigrement public à partir d’informations fausses et trompeuses en portant atteinte à la réputation du groupe et aux intérêts des coopérateurs en voulant faire croire que le groupe ferait face à une situation financière difficile, ce qui est faux, ou en déformant publiquement la réalité des débats internes ayant eu lieu et des décisions prises par la coopérative. » Et il précise que « les fondamentaux économiques et financiers de Tereos, qui est devenu cette année le deuxième groupe sucrier mondial, sont solides et résilients ». Tereos rappelle aussi que son résultat net avant distribution de complément de prix était positif de 24 M€.

Le Conseil de Surveillance de Tereos, qui comptait jusqu’ici 22 membres, est désormais aujourd’hui composé de 15 membres « qui représentent toutes les régions et toutes les cultures », selon François Leroux. La tenue de nouvelles élections est annoncée en juin 2019. D’ici-là, cette affaire qui est désormais sur la place publique n’a sans doute pas fini de faire des vagues.

F.-X. D.


22 août 2018

Un été chaud pour la filière betteravière

L’été 2018 n’aura pas gâté la filière betteravière française. Interdiction française des néonicotinoïdes, sécheresse, poursuite de la chute des cours du sucre… ont compté parmi les mauvaises nouvelles qui ont émaillé la fin juillet et la première quinzaine d’août.

Alors que les professionnels avaient proposé certains engagements pour obtenir une dérogation française à l’interdiction européenne des néonicotinoïdes, le couperet est tombé officiellement le 1er août. Un décret publié au Journal officiel interdit l’utilisation de cinq substances néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame, thiaclopride et acétamipride), à partir du 1er septembre, après la décision européenne du 27 avril dernier. Dans un communiqué, la CGB a reproché au gouvernement l’« annonce sans concertation qu’il n’y aura pas de dérogation pour les néonicotinoïdes » sur betterave, et appelé Emmanuel Macron à respecter sa parole. « Refuser une dérogation à l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes en enrobage de semences de betteraves, c’est renier un engagement présidentiel qui refuse de mettre les agriculteurs dans une impasse technique », a souligné le syndicat. L’évaluation de l’Anses montre, aux yeux de la CGB, qu’« il n’y a pas d’alternative réelle » à ce type de traitement pour les semences de betteraves. Sans dérogation, les planteurs seraient exposés à des pertes de production pouvant aller « jusqu’à 50 % », poursuit le communiqué.

Une baisse de rendement attendue

Dans le même temps, la filière a dû faire face à une forte période de canicule et de sécheresse. Si les récoltes de céréales ont pu être effectuées sans trop de problèmes, les cultures tardives, comme la betterave, ont subi un important stress hydrique début août, dans les parcelles non irriguées. L’Institut technique de la betterave (ITB) a d’ailleurs revu à la baisse ses prévisions de rendement, avec - 0,3 t/ha de sucre durant le mois de juillet, atteignant ainsi 13,6 t/ha le 5 août.

Face à cette situation qui touche plusieurs pays européens, la Commission européenne a souligné que les agriculteurs touchés par la sécheresse seront financièrement aidés au-delà du soutien inscrit dans la Pac. « Les agriculteurs pourront recevoir jusqu'à 70 % de leur paiement direct et 85 % des paiements au titre du développement rural dès la mi-octobre 2018 (au lieu de décembre) », a expliqué la Commission dans un communiqué du 2 août.

Parallèlement, les cours du sucre, qui avaient atteint des records de baisse depuis l’automne 2017, ont poursuivi leur chute cet été. À Londres, le cours du sucre blanc est désormais tombé à un nouveau plancher de 307 dollars/tonne le 20 août, soit un recul de près de 25 % depuis janvier et de 4 % depuis un mois.

Cette succession de mauvaises nouvelles pourrait bien peser sur les choix futurs des agriculteurs pour leur assolement de 2019.

A.C.


20 août 2018

Néonicotinoïdes : des gages pour obtenir une dérogation

Dans une lettre adressée le 4 juillet aux ministres de l’Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique, l'interprofession de la filière betterave-sucre (AIBS), propose une série d'actions d'adaptation, dans le but d'obtenir une dérogation de deux ans sur l'interdiction des néonicotinoïdes en betteraves.

Après la décision de Bruxelles, le 27 avril, d’interdire l’usage des néonicotinoïdes pour le traitement de semences, la filière betterave-sucre est prête à s’engager dans plusieurs actions d’adaptation transitoires, espérant ainsi décrocher une dérogation de deux ans en France.

Dans une lettre adressée le 4 juillet aux ministres de l’Agriculture, Stéphane Travert, de la Santé, Agnès Buzin et de la Transition écologique, Nicolas Hulot, l'Association interprofessionnelle de la Betterave-sucre (AIBS), regroupant la CGB et les fabricants de sucre, propose :
- de limiter l’usage des néonicotinoïdes aux seules betteraves suivies d’une céréale à paille, ou d’un maïs, dans les zones de production très réduites d’Alsace et de Limagne ;
- de restreindre l’enrobage de néonicotinoïdes au seul thiaméthoxame « dont le temps de dégradation est systématiquement le plus court des produits disponibles » ;
- de réduire d’un tiers le dosage de cette molécule (de 60 g actuellement à 40 g/ha) en enrobage de semences. « Cela écourte sa durée d’efficacité, mais augmente le risque d’apparition de la résistance des pucerons à cette matière active, ce qu’il était souhaitable d’éviter jusqu’ici pour pérenniser son usage, cette logique ne trouvant désormais plus à s’appliquer dans le cadre d’une dérogation qui ne sera valable que deux ans », soutient l’AIBS. L’homologation attendue en betterave de l’aphicide flonicamide (pour un passage unique) pourrait garantir une solution complémentaire et une efficacité acceptable de protection contre le puceron vert en cas d’infestation tardive ;
- s’engager à promouvoir la mise en place de bandes mellifères dans les régions betteravières.

La filière espère une réponse positive du gouvernement d’ici la rentrée, avant le lancement des traitements et enrobages des graines de betteraves par les semenciers.

A.C.


20 juillet 2018

Phytosanitaires : le contrat de solutions officiellement lancé

Le "contrat de solutions", pour répondre aux attentes des citoyens en matière de produits phytosanitaires et garantir la compétitivité et la pérennité des exploitations agricoles, a été officiellement lancé le 11 juillet. Les 40 organisations agricoles, dont la FNSEA, l'AGPB, l'AGPM, la CGB, la FOP et l'ITB, espèrent un soutien politique et financier du gouvernement.

Chose promise, chose due. Annoncé le 26 février au Salon de l'agriculture, le « contrat de solutions » a été détaillé le 11 juillet, avant la pause estivale. « Son objectif est de répondre aux attentes sociétales pour réduire les phytosanitaires mais aussi de garantir la compétitivité et la pérennité des exploitations agricoles », a rappelé Éric Thirouin, le président du comité de pilotage du contrat de solutions et secrétaire général adjoint de la FNSEA. Désormais, ce sont 40 organisations agricoles* qui sont associées à la démarche. Plus de 300 solutions ont été identifiées dont 36 ont été présentées à travers des fiches détaillées, avec des engagements à tenir, pour réduire l’utilisation du glyphosate en grandes cultures, développer le désherbage mécanique et les techniques de biocontrôle par exemple.

« Pour que cela fonctionne, l’enjeu est de développer un effet massif et collectif, avec des solutions combinées et un maximum d’agriculteurs », a insisté Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA. Dans la filière betterave-sucre, l’Institut technique de la betterave (ITB) propose le déploiement de l’utilisation de variétés tolérantes aux maladies foliaires, sur 50 % des surfaces à horizon 2021 (contre 37 % actuellement) et sur 60 % d’ici à 7 ans. « Nous allons suivre l’évolution réelle de chaque solution avec des indicateurs. Nous ferons des rendez-vous récurrents avec la publication de résultats sur les avancées », a assuré Alexandre Quillet, le président de l'ITB.

Pour l’instant, le gouvernement ne s’est pas associé officiellement à ce contrat de solutions, aux côtés des organisations syndicales, comme elles le souhaitaient. « Si les pouvoirs publics décidaient de nous accompagner politiquement, financièrement et réglementairement, nous irions plus loin et plus vite », a souligné Alexandre Quillet. Mais les professionnels gardent espoir. « Nous sommes dans la dernière ligne droite. Nous attendons que le gouvernement s’engage avec nous et signe ce contrat d’envergure inédit de la profession agricole », a renchéri Christiane Lambert.

A.C.

* ACTA, ADIVALOR, AGPB, AGPM, ANIA, ANPLC, APCA, AXEMA, CGB, Coop de France, FAFSEA, FARRE, FN3PT, FNA, FNACC, FNAMS, FNC, FNCA, FNPFcidre, FNPFruits, FNPHP, UNPT, FNPT, FNSEA, FNSEA commission viticulture, FOP, GNIS, IBMA, Jeunes Agriculteurs, Légumes de France, MSA, PAM de France, Syndicat des riziculteurs de France, UFS, UIPP, VIVEA, Vegepolys, SEDIMA, FNCUMA, TRAME.

 

 


11 juillet 2018

AGPB, AGPM et CGB souhaitent augmenter l’incorporation du bioéthanol dans l’essence

Les importations d’huile de palme inquiètent de plus en plus les agriculteurs français. L’AGPB, l’AGPM et la CGB demandent au gouvernement un soutien aux filières de grandes cultures, en augmentant la part d’incorporation dans l’essence à 8,3 % en 2019.

Deux semaines après le blocage des raffineries, les importations d’huile de palme continuent à inquiéter les agriculteurs français. D’après la CGB, qui s'appuie sur les derniers chiffres communiqués par les douanes françaises, les importations d’huile de palme ont bondi de 36 % en 2017, à 124 millions de litres, un niveau record multiplié par 10 par rapport à 2014 (13 millions de litres). Ces importations ont servi en particulier à l’incorporation dans les essences. « Alors que la part de l’éthanol français est restée stable à 5,7 % dans les essences, les biocarburants de palme ont explosé passant de 0,14 % en 2014 à 1,2 % en 2017 », dénoncent les syndicats AGPB, AGPM et CGB dans un communiqué commun du 5 juillet. « Et l’ouverture de l’usine de La Mède laisse présager un doublement potentiel de l’incorporation de ces produits », alertent-ils.

Face à cette situation, ils demandent un soutien du gouvernement au secteur français des productions végétales, en augmentant de 7,5 à 8,3 % en 2019 ses objectifs TGAP d'incorporation de biocarburants dans l'essence puis à 15 % en 2030, en comptabilisant le bioéthanol de sucres non extractibles et d'amidons résiduels au-delà de 7 %, conformément à la réglementation européenne (Directive énergies renouvelables actuelle et nouvelle Directive adoptée par le Conseil européen).

Selon les syndicats, les filières des grandes cultures sont en mesure de répondre à cette demande sans augmenter sa production ni les surfaces cultivées, en réaffectant au marché domestique une partie des volumes actuellement exportés.

A.C.


6 juillet 2018

Les syndicats betteraviers se mobilisent contre l'interdiction des néonicotinoïdes

Suite à l’interdiction européenne des néonicotinoïdes annoncée le 27 avril dernier, la CGB et ses syndicats betteraviers se mobilisent et lancent en région une campagne de sensibilisation baptisée « Préservons la betterave française ».

« La filière betterave a été écoutée mais jamais entendue », regrette la Confédération générale des betteraviers (CGB) dans un communiqué du 6 juin. L’objet du mécontentement ? L’interdiction des néonicotinoïdes, décidée au niveau européen le 27 avril, lors de la réunion du Comité permanent sur les plantes, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (Scopaff). « La betterave sucrière, récoltée avant floraison, ne produit ni fleur ni pollen, donc n’attire pas les abeilles », rappelle la CGB, qui assure que « les néonicotinoides présents dans l’enrobage de la semence de betterave, ne présentent aucun danger pour les pollinisateurs ».

Des panneaux et une pétition

Face à cette situation, la confédération a décidé de mobiliser ses 14 syndicats en régions pour déployer, dès cette semaine, dans les champs de betteraves et aux abords d’axes routiers stratégiques, 220 panneaux pour quadriller la France betteravière en interpellant le Président de la République, avec le slogan « Préservons la betterave française ».

La CGB lance par ailleurs, sur Change.org, une pétition qui s’intitule « Préservons La betterave sucrière française » adressée à Emmanuel Macron et aux ministres, Stéphane Travert et Nicolas Hulot, pour sensibiliser le gouvernement à cet enjeu pour la filière.

Une demande de dérogation d'au moins deux ans

« Sans les néonicotinoides, les betteraviers ne disposent pas de solutions aussi efficaces et aussi respectueuses de l’environnement pour protéger les betteraves de la jaunisse virale », insiste le syndicat. Selon des études de l’institut technique de la betterave (ITB), les pertes de rendement pourraient aller « jusqu’à 50 % dans certaines zones de climat océanique ». « La seule alternative disponible aujourd’hui est chimique. Elle suppose un retour aux traitements par pulvérisations aériennes moins respectueux de l’environnement, plus coûteux et surtout moins efficaces pour lutter contre le puceron vert, vecteur de la jaunisse virale », explique Éric Lainé, le président de la CGB.

Le syndicat demande, au même titre que la Belgique, une dérogation (d’au moins de deux ans), le temps d’aboutir dans les recherches de solutions alternatives efficaces déjà en cours.

A.C.


6 juin 2018

Betteraves : les planteurs s’inquiètent pour les prix

Les prix des betteraves sont un des sujets forts traités par les assemblées générales des syndicats betteraviers, qui se déroulent actuellement dans les différentes régions.

Pour le président de la CGB, Eric Lainé, « les discussions avec les industriels doivent être plus constructives, les contrats plus précis et équilibrés sur la rémunération des planteurs et enfin les engagements doivent être respectés. Si cela ne devait pas être le cas, la relation de confiance bâtie depuis de nombreuses années entre sucriers et planteurs serait sérieusement remise en question. Chacun devra alors assumer ses responsabilités. »

Les planteurs de Saint Louis demandent des suppléments de prix

En Normandie, les représentants des planteurs sont très remontés contre Saint-Louis Sucre, qui n'a toujours pas proposé de suppléments de prix pour les betteraves 2017.

« Les représentants des planteurs à la CRV demandent un prix de betteraves 2017 à 23,25 €/t de betterave entière (soit 25 €/t à forfait collet de 7 %) », a déclaré le président du syndicat betteravier du Calvados, Sarthe et Orne, Patrick Dechaufour, le 23 mai lors de l'assemblée générale à Cagny (Calvados). Un prix qu’il juge cohérent aux regards des marchés, et qui couvre cette année les coûts de production pour un rendement moyen supérieur à 90 t/ha. Le syndicat betteravier explique que Saint-Louis Sucre est le dernier fabricant en France à ne pas avoir finalisé son prix de betteraves 2017. « A la veille des décisions par les planteurs de leurs assolements 2019, c’est une situation intenable. Il est maintenant urgent que Saint Louis Sucre annonce son prix final à ses planteurs, avec des échéances de paiement », explique Benoît Carton, directeurs des syndicats betteraviers de Normandie.

Alsace : « Gardez confiance ! »

Lors de l’assemblée du 25 mai à Oberhausbergen (Bas-Rhin), le président du syndicat betteravier Frank Sander a appelé à « jouer collectif. Voilà la seule alternative qui se présente aux planteurs pour tenir le cap dans la tempête que traverse actuellement la filière sucre ». Ce mot d’ordre mérite, selon lui, d’être consolidé par la mise place de nouveaux outils permettant de « garder confiance ». Parmi eux, il voit des contrats sur le marché à terme (que Cristal Union se dit « prêt à proposer »), des mécanismes évitant les à-coups fiscaux, sociaux et de trésorerie, un instrument de stabilisation du revenu à étudier dans le cadre interprofessionnel, mais aussi des choix ne dépendant que des exploitations, comme la mutualisation des charges de mécanisation ou l’échange parcellaire.

Davantage de transparence

Dans le Nord Pas-de-Calais, le président de la CIB, Christophe Mullie, a regretté que le dialogue interprofessionnel se tende lors de l’assemblée générale le 28 mai dernier. L’annonce de Cristal Union de ne pas maintenir le prix minimum de 25 €/t en 2018 passe très mal, tout autant que le refus de Saint-Louis Sucre de ne pas apporter de suppléments de prix. D’ailleurs, « nous ne pouvons que regretter que de nombreux dossiers n’avancent pas dans la filière », a-t-il ajouté en plaidant pour plus de transparence dans le dialogue interprofessionnel, notamment quand le marché mondial est difficile.

François-Xavier Duquenne


4 juin 2018

Betteraviers européens : une baisse de revenu sans précédent

« Les planteurs de betteraves européens sont extrêmement inquiets ; toutes leurs craintes exprimées lors de notre précédent congrès tenu en 2015 se matérialisent »,  a déclaré le nouveau président des betteraviers européens, Eric Lainé, le 15 mai à Gand, lors du 45ème Congrès de la Confédération des Betteraviers Européens (CIBE). Le président des betteraviers français (CGB) succède à l’allemand Bernhard Conzen (à droite) pour un mandat de deux ans.


18 mai 2018
Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.