samedi 20 octobre 2018
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Betteraves : la cercosporiose explose

La cercosporiose est en passe de devenir l’ennemi public numéro un pour les betteraviers.

 

Les attaques de cercosporiose sont particulièrement fortes cette année. Elles ont été très précoces en juin, puis ont été ralenties en juillet août. Mais la maladie est repartie de plus belle en septembre. Cette recrudescence par foyer est liée aux nouvelles conditions climatiques fraîches et humides le matin, puis chaudes l’après-midi. « Il y a de la cersporiose partout, même en Normandie », constate le président de l’ITB, Alexandre Quillet.

Les régions les plus touchées sont le sud de Paris, la Champagne, l’Aisne, Alsace et les Limagnes. Dans les Limagnes et en Alsace, la cercosporiose devient le premier souci. « L’application de produits à base de cuivre n’est plus suffisante », indiquent certains planteurs, qui se sentent démunis.

Les périodes de temps sec ont favorisé le développement des teignes, notamment en Centre Val de Loire, en Champagne et en Alsace ; leurs dégâts et les températures élevées sont favorables à l’infection par le Rhizopus. « Les charançons sont toujours présents en Limagnes avec probablement le développement de 2 générations », pointe le département technique de la CGB. Leur présence est également signalée dans l’Yonne.

La campagne est décidément bien difficile.

 

François-Xavier Duquenne


11 octobre 2018

Holmer et Ropa s’expliquent sur le coût des arracheuses

Les acheteurs d’arracheuses de betteraves ont constaté une augmentation des prix ces dernières années. Les représentants d’Holmer et de Ropa donnent des éléments d’explication.

Le prix des intégrales a subi une hausse de 35 à 55 % sur les 10 dernières années et celui des automotrices de 89 % en 15 ans (sources ITB, barème d’entraide et CDER). « Le coût d’arrachage, main-d’œuvre comprise, représente 40 % du coût de l’itinéraire technique », explique Francky Duchateau, économiste à la CGB. Nos partenaires fournisseurs doivent être conscients que la seule recette betteravière permet tout juste de couvrir la totalité des coûts de production ».

Les constructeurs de machines ne nient pas que les prix aient augmenté. Sébastien Dillies, responsable marketing et communication Ropa France, et Rafael Zakrzewski, directeur commercial de Holmer, expliquent ces augmentations par les normes antipollution, le prix des composants, l’augmentation de la puissance des moteurs et l’amélioration de l’automatisme.

Selon Rafael Zakrzewski, les augmentations de prix sont derrière nous. « En 2013, les automotrices étaient vendues entre 180 000 et 220 000 €. La dernière automotrice produite, la Lectra V 3, coûtait 240 000 € : elle était équipée d’une nouvelle motorisation aux normes et d’un nouveau système hydraulique. Les petites intégrales Agrifac sont arrivées en 2013 autour de 320 000 €. À partir de 2015, l’équipement en pneu basse pression a engendré un surcoût de 5 000 à 6 000 €. En 2016 elle atteignait un prix de vente moyen de 345 000 €.

Pour la Terra dos T 3, le prix de vente était de 420 000 € en 2015. Elle a été remplacée par la T 4-30 dotée d’un nouveau moteur consommant moins (40 l/heure). Son prix était de 440 000 € en 2016, il est de 446 000 € aujourd’hui. Depuis 2016, les prix ont très peu augmenté. »

De son côté, Sébastien Dillies, explique que les nouvelles Ropa n’ont plus les mêmes performances qu’avant : « il n’est pas rare de trouver des intégrales qui arrachent 1 000 ha par an. La durée de vie des machines est plus longue, l’amortissement peut être allongé. Nous reprenons parfois des machines trop belles pour être dépréciées ». C’est pourquoi Ropa propose également des machines ayant 5 à 6 campagnes révisées et reconditionnées avec des garanties pièces et main-d’œuvre. « C’est une bonne formule pour des groupes d’agriculteurs arrachant 200 à 400 ha. »

F.-X.D.


10 octobre 2018

Cristal Union prévoit « une campagne plus courte que l’an passé »

« Le démarrage de la campagne, bien que délicat, a été réussi sur l’ensemble du groupe », explique Cristal Union. Le groupe prévoit que la récolte sera très hétérogène entre les secteurs d’un même bassin betteravier.

Les sucreries de Cristal Union tournent désormais à plein régime. Les 10 usines du groupe ont lancé le démarrage de leur activité entre le 14 et le 26 septembre, Fontaine-le-Dun (Seine-Maritime), ayant été la première, et Erstein (Bas-Rhin), la dernière.

Des arrachages difficiles

Sur le plan agricole, « au regard des conditions météorologiques difficiles de cet été, le démarrage de la campagne, bien que délicat, a été réussi sur l’ensemble du groupe. (…) Les adhérents ont fait preuve d’un engagement particulièrement important pour s’adapter aux conditions sèches et ont mené des opérations, dans certains secteurs quand cela était possible, pour faciliter les arrachages », souligne Cristal Union dans un communiqué du 27 septembre. Le groupe a retardé d’une dizaine de jours le démarrage des campagnes dans les différents secteurs du fait des conditions météorologiques qui rendent les arrachages difficiles. « En raison de la sécheresse sévère en Champagne et au sud de Paris, la récolte sera hétérogène entre les secteurs et entre communes d’un même bassin betteravier. Le rendement sera vraisemblablement légèrement inférieur à la moyenne des 5 dernières années. Cependant les tonnages moindres pourraient être compensés par la plus forte concentration en sucre des betteraves qui a été favorisée par la chaleur », détaille le groupe coopératif, qui prévoit « une campagne un peu plus courte que l’an passé ».

La cogénération inaugurée à Sainte-Emilie

Du côté industriel, Cristal Union affirme que « tous les sites sont montés rapidement en cadence avec de très bons niveaux de performance notamment sur les sites de Bazancourt, Fontaine-le-Dun et de Sainte-Emilie ». Tenant compte du contexte économique difficile, le groupe a ralenti ses investissements tout en poursuivant sa démarche de transition énergétique. Après trois ans de projet, la sucrerie de Sainte-Emilie inaugure pour cette campagne 2018 un système de cogénération « ultramoderne » permettant de produire simultanément de la chaleur et de l’électricité avec un rendement optimum. 2018 marque ainsi la fin de l’utilisation du fuel lourd comme énergie primaire chez Cristal Union.

A.C.

 


28 septembre 2018

Eddy et Loïc Bollaert : la betterave s’essaie à l’agriculture de conservation

Agriculteurs à Charmoy dans l’Aube et l’Yonne, les deux frères Bollaert sont en train d’adapter l’agriculture de conservation à la betterave. Une technique qui sera encore plus complexe sans le glyphosate.


27 septembre 2018

Crise du sucre : la CIBE demande des réponses urgentes à Bruxelles

Face à la crise actuelle (prix historiquement bas) et aux décisions concernant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques et les nouvelles techniques de sélection (NBT considéré comme des OGM), les producteurs européens de la Confédération internationale des betteraviers européens (CIBE) appellent à des réponses urgentes et à un arrêt de la politique d'attentisme des institutions européennes.

Selon l’organisation des planteurs européens, la crise actuelle met en péril la stabilité financière des exploitations agricoles et la résilience du secteur du sucre de betterave dans l’UE. "Les seuls gagnants de la réforme sont les industries des aliments et boissons à base de sucre, qui ont capté environ 1,5 milliard d'euros au détriment des agriculteurs en l'espace d'un an", souligne la CIBE.

La confédération européenne demande donc aux institutions européennes des progrès sur 4 points :
1 - Plus de transparence dans l'établissement des contrats de betteraves, des prix, des indicateurs, des clauses de partage de valeur, la possibilité pour les producteurs de se couvrir sur les marchés à terme et l’interdiction des pratiques commerciales déloyales.
2 - L’accès à des outils efficaces de gestion des risques. La CIBE demande que la «boîte à outils» disponible pour les agriculteurs soit adaptée aux risques climatiques inévitables et à la plus grande volatilité des prix, des marges et des revenus. Par exemple, l'introduction d’un instrument de stabilisation des revenus (ISR) dans le secteur du sucre de betteraves devrait être rapidement envisagée et soutenue par l'UE et les États membres. La mise en place d’un filet de sécurité adéquat lors de la prochaine PAC 2021-2027 doit également se concrétiser : en effet, les outils actuels (aides au stockage privé, OCM en cas de déséquilibre du marché) ne permettent pas de limiter l’effondrement des revenus des betteraviers.
3 – La CIBE souhaite disposer de temps et d’aides financières pour faire face à l'interdiction de certains produits phytopharmaceutiques et pour développer des produits et des pratiques durables alternatives.
4 – Enfin, les planteurs européens veulent des conditions de concurrence équitables avec les pays tiers. La CIBE appelle à cesser d'accorder des concessions d'accès au marché et à faire pression sur les pays qui exportent du sucre subventionné sur le marché mondial.

F.-X. D.


20 septembre 2018

Coup d’envoi de la campagne betteravière chez Tereos

Avec le début des arrachages de betteraves, les premières sucreries démarrent chez Tereos. Le site de Bucy (Aisne) a ouvert le bal le 15 septembre.

C’est parti pour la campagne betteravière 2018 chez Tereos ! Le coup d’envoi a officiellement eu lieu le 15 septembre à la sucrerie de Bucy dans l’Aisne, selon un communiqué du groupe, diffusé le 14 septembre. Les 8 autres sucreries françaises devraient suivre dans la foulée entre le 17 et le 21 septembre.

Lillers (62) : 17 septembre 2018

Attin (62) : 17 septembre 2018

Chevrières (60) : 17 septembre 2018

Origny (02) : 18 septembre 2018

Escaudoeuvres (59) : 18 septembre 2018

Boiry (62) : 18 septembre 2018

Artenay (45) : 20 septembre 2018

Connantre (51) : 21 septembre 2018

Selon le groupe, ce sont près de 19 millions de tonnes de betteraves qui seront transformées cette année avec un potentiel de rendement prévu au 10 septembre, d’environ 86 t/ha à 16 °S, contre 90 t/ha à 16 °S.

La campagne devrait durer près de 130 jours chez le sucrier, contre 145 jours l’an passé.

A.C.


17 septembre 2018

Betteraves : des rendements attendus en forte baisse

Conséquences d’un été chaud et sec, les prévisions de rendements en betteraves sont attendues en forte baisse : 86 t/ha à 16°S, selon le service technique de la CGB.

Le manque d’eau et les fortes chaleurs n’ont pas épargné les champs de betteraves cet été. Selon le service technique de la CGB, les précipitations sont ressorties à 52 % de la normale en juillet et à 70 % en août. Les températures ont, elles, été supérieures à la normale de 3,3° c en juillet et de 2,5 °C en août, dans les principales régions betteravières.

Conséquences de cela, les rendements betteraviers sont d’ores et déjà attendus en nette baisse. L’Institut technique de la betterave (ITB) a d’ailleurs revu à la baisse ses prévisions le 29 août, avec un recul de 0,5 t/ha de sucre durant l'été, pour atteindre 13,4 t/ha.

De son côté, dans ses dernières prévisions du 30 août, le service technique de la CGB estime le rendement betteravier à 86 t/ha à 16°s, soit un net recul par rapport à l’an passé (96,1 t/ha à 16°s), mais également par rapport à la moyenne des cinq dernières années (89,5 t/ha à 16°s).

A.C.


30 août 2018

Betteraves : les feuilles se développent très vite

L'alternance pluie et chaleur a favorisé la croissance des plantes ces dernières semaines.


16 juillet 2018
Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.