Lors de l’assemblée générale du 18 novembre, Éric Lainé, le président de la CGB Nord-Est a fait le constat d’une très mauvaise année betteravière pour la région. Selon lui, « le manque d’eau, la sécheresse printanière et estivale, et les attaques de pucerons qui ont contaminé les betteraves » ont ravagé les exploitations. « On risque de finir autour de 65 tonnes/ha à 16°S par rapport à une moyenne qui est à 90 tonnes », a-t-il déclaré.

Comme dans les autres régions, des différences de rendements sont perceptibles dans le Nord-Est. Le syndicat inclut les départements de la Marne, des Ardennes, de la Haute-Marne et de la Meuse. « Les moyennes ça cache de grandes disparités, avec des impacts plus ou moins forts, cela dépend des parcelles », a affirmé Éric Lainé.

« Redonner un peu d’optimisme »

À propos de l’année 2021 et notamment vis-à-vis de la dérogation liée aux néonicotinoïdes, le président de la CGB Nord-Est s’est montré confiant. « C’est réellement de nature à redonner un peu d’optimisme » a-t-il assuré. Mais il y a encore « le facteur de la sécheresse pour lequel on ne pas faire grand-chose et qui inquiète beaucoup », a ajouté Éric Lainé. Pour lui, les indemnités redonneront « confiance aux planteurs de betteraves » dans une période difficile pour la filière.

« Donner un poids plus important à cette région »

Le projet de réorganisation qui opère la fusion avec la CGB au niveau national et une nouvelle organisation locale (régionalisation) a été également abordé lors de l’assemblée générale du syndicat. Il sera effectif ce 1er janvier. « La CGB devient un syndicat unique avec des antennes départementales ou régionales, a expliqué Éric Lainé. Dans la zone Champagne-Bourgogne, compte tenu des contraintes à venir nous avons décidé de rapprocher les syndicats en une seule unité ». Selon lui, cette démarche vise à « donner un poids plus important à cette région et optimiser les moyens ». Une délégation CGB régionale sera ainsi créée dans quelques jours officiellement, sous le nom de CGB Champagne-Bourgogne.