La sucrerie de Sainte-Émilie a investi 25 millions d’euros dans un sécheur vapeur, un projet salué par France Relance et soutenu par l’Ademe à hauteur de 7 millions d’euros. Par ce procédé novateur, la vapeur émise lors de la déshydratation des pulpes est récupérée pour alimenter le process de fabrication du sucre.

« Le sécheur vapeur, de 20 m de haut et 8 m de diamètre, est installé près de l’atelier à pulpes, explique Thierry Cousson, directeur du site de Sainte-Émilie. Le turbo et la chaufferie l’alimentent en vapeur pour déshydrater les pulpes. La vapeur excédentaire ainsi produite ressort au travers des grilles et est récupérée dans une caisse d’évaporation pour concentrer les jus de betteraves. Ce process s’inscrit dans une vraie démarche circulaire ». Avec sa puissance moteur de 1 800 kW, le sécheur vapeur déshydrate 75 tonnes de pulpes surpressées par heure, pour un temps de séjour de 6 à 10 minutes (20 minutes pour un sécheur classique). « Nous optimisons ainsi le schéma énergétique de l’usine », se félicite Thierry Cousson.