Les volumes de bioéthanol consommés ont progressé de 15 % en 2025, une croissance portée par celle des essences (+5,6 %) et la maximisation de leur contenu en éthanol. La consommation de Superéthanol-E85 reste proche de son plus haut niveau historique de 2022, et représente 34 % de l’éthanol utilisé en France (48 % est destiné au SP95-E10, mais aussi 12 % dans le SP95 et 7 % dans le SP98 sous la forme d’un additif : l’ETBE)
En 2025, le bioéthanol consommé en France a permis d’économiser plus de 2,7 millions de tonnes de CO2, soit les émissions de plus de 1,3 million de voitures, et a évité l’utilisation de l’équivalent de près de 1 million de tonnes de pétrole.
L’année 2026 marquera un jalon symbolique avec les 20 ans d’E85. Depuis son lancement en 2006, 418 000 automobilistes ont adopté ce carburant, dont 62 % via l’installation d’un boîtier flex-E85 homologué et 38 % grâce à des véhicules flex-E85 d’origine. Le réseau de distribution s’est lui aussi fortement densifié : plus de 4 000 stations-service proposent aujourd’hui de l’E85, soit 42 % du parc national.
Les perspectives du secteur reposent désormais sur un triptyque jugé rassurant par la filière : l’ouverture européenne aux biocarburants après 2035, la stabilité fiscale française et le développement d’innovations technologiques. À terme, des hybrides rechargeables flex-E85 pourraient ainsi fonctionner avec un Superéthanol-E85 100 % renouvelable, sans recours à l’essence fossile, tout en affichant des performances climatiques comparables à celles du véhicule 100 % électrique sur l’ensemble de leur cycle de vie.


