Le Salon International de l’Agriculture, ce sont des chiffres et des lettres, mais surtout une vocation unique : faire se rencontrer 600 000 visiteurs et le monde agricole, et cela n’arrive pas tous les jours ! Avec une méconnaissance grandissante de ce qu’est l’agriculture dans notre pays, notre rôle a fortement évolué.

Il faut désormais tout expliquer pour ne rien laisser au hasard ; ce que l’on savait familialement ou par proximité géographique a en partie disparu, il nous faut faire œuvre de pédagogie. Surtout si l’on veut être compris et donc respecté.

Il y a 1 180 exposants au salon, dont bien sûr la filière betteravière : c’est notre force qui se décline et notre avenir qui se joue.

Nous le savons tous : la présence de nombreux exposants permet de faire un tour de France concentré des régions et des productions, c’est unique. Le prochain Salon est placé sous les auspices du changement : nouvelle répartition, nouvelle géographie, nouveaux exposants, mais pas de vaches pour cause de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC). C’est pour cela que nous avons dû nous réinventer en peu de temps afin de faire face à cet aléa, puisque c’en est un.

Pour autant, tout le monde doit y mettre du sien pour réussir cette édition. Il faut de la solidarité, elle est nécessaire. Il faut du débat, il est essentiel. Il faut de l’attention, elle est vitale. En fait, il faut enfin considérer le monde agricole pour ce qu’il est au pays : un secteur qui nourrit en quantité et en qualité, qui participe à l’économie nationale, qui fait de notre nation une puissance agricole innovante et respectueuse de l’environnement.

Le Salon existe pour cela aussi : montrer le caractère positif du travail de la terre, et ce pour tous. Pour que les Français entendent et écoutent nos espoirs comme nos soucis, il faut que ce Salon soit un pont avec eux et non un lieu de seule manifestation, comme certains veulent le faire. Sans ce dialogue sociétal, il n’y aura pas le soutien escompté. Et c’est sans compter les milliers d’agriculteurs qui vendent leurs produits sur site. En vérité, puisque l’agriculture souffre et a besoin de tous, il faut que le SIA soit bien l’interface pour que le soutien s’exprime et que les esprits s’éveillent et se réveillent face à une agriculture résiliente, mais qui doute. En venant au Salon, chacun joue son rôle ; en venant au Salon, on soutient : venir, c’est soutenir !

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CENECA : Centre National des Expositions et Concours Agricoles