lundi 18 novembre 2019
La FNSEA appelle les députés à l’aide pour "sauver l’agriculture française" ©FXD

La FNSEA appelle les députés à l’aide pour "sauver l’agriculture française"

Au moment où le projet de loi issu des Etats généraux de l’alimentation débute son examen à l’Assemblée nationale, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, écrit aux députés pour leur demander de « redonner du revenu aux agriculteurs ».

« C’est le jour J, après un marathon très long de cinq mois. Nous souhaitons que cette loi soit celle de la cohérence et des promesses tenues », a lancé le 22 mai, Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, au moment de l’examen du projet de loi issu des Etats généraux de l’alimentation (EGA), en séance publique, à l’Assemblée nationale. « C’est au pied du mur que l’on va voir si Macron respecte sa parole. Il a créé un espoir énorme. Il ne faut pas qu’il déçoive les agriculteurs », a-t-elle insisté. Selon elle, le projet de loi s’est détourné de sa vocation première de « redonner du revenu aux agriculteurs ». « Nous sommes inquiets, car de nouvelles contraintes viennent s’ajouter, notamment sur les phytosanitaires et le bien-être animal. Cela va augmenter encore leurs charges et réduire leur compétitivité », a ajouté Christiane Lambert. LA FNSEA pointe notamment la suppression du dispositif des remises, rabais, ristournes (3R), l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse et la séparation capitalistique de la vente et du conseil de produits phytosanitaires. « Il faut que les agriculteurs soient accompagnés, pour prendre des risques », a ajouté Eric Thirouin, secrétaire général adjoint du syndicat.

Transition écologique

Dans une lettre adressée aux députés le 22 mai, la présidente de la FNSEA lance un appel pour sauver les agriculteurs. « L’agriculture et l’alimentation sont résolument engagées dans une transition écologique durable. Mais cette transition ne peut s’accomplir si vous chargez la barque avec de nouvelles contraintes ! A marché unique, règles uniques. Sinon, comment résister, se développer et progresser ? », écrit-elle. « Sur la prise en compte des coûts de production ou sur l’encadrement des promotions par exemple, vous avez entre vos mains les curseurs pour faire pencher la balance vers plus de justice et plus de valeur ajoutée pour des milliers de paysans », a-t-elle ajouté.

Après son examen à l’Assemblée nationale, le projet de loi issu des EGA devrait passer au Sénat fin juin, puis être adopté définitivement cet été.

A.C.

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