mercredi 19 février 2020
Le revenu des betteraviers en berne ©D.R.

Le revenu des betteraviers en berne

« Le revenu des betteraviers accusera vraisemblablement une perte moyenne entre 300 et 500 euros de l’hectare », a alerté Franck Sander, le président de la CGB. L’explication est la même que l’année dernière : les prix de la betterave sont au plus bas. Sans compter qu’en cette première année sans néonicotinoïdes, les traitements alternatifs représentent un surcoût pouvant aller jusqu’à 100 euros l’hectare pour les producteurs.

En 2018-2019, le prix moyen français était de 23 €/t tout compris. Les prix de betteraves ne sont certes pas encore fixés pour 2019-2020, mais le chiffre moyen devrait être « proche ou sensi- blement inférieur », selon le directeur général de la CGB, Pierre Rayé.

La betterave a donc perdu un tiers de son prix depuis la fin des quotas, puisque le prix de la betterave à 16°S, tout inclus (pulpe, dividende, PSE...), était de 31,30 €/t en moyenne entre 2012 et 2016.

Cependant, la CGB estime qu’un rebond est possible : le marché mondial consomme aujourd’hui plus de sucre qu’il n’en produit, ce qui se fait déjà sentir au niveau du prix du sucre brut mondial. L’amélioration est également visible depuis six mois sur le marché spot. Mais les sucriers et les betteraviers en profiteront-ils ? D’où l’importance de la contractualisation de l’amont jusqu’à l’aval.

L’année 2020 pourra encore être compliquée avec les répercussions de la crise, mais il ne semble pas impossible que la betterave dépasse les 25 €. La CGB espère que, pour la récolte 2021, la situation économique continue de se rétablir.

F.-X.D.

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Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.