mercredi 14 novembre 2018
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Tereos : les frondeurs veulent de nouvelles élections et saisissent le tribunal

Après l’échec de la médiation début octobre, le bras de fer continue autour de la gouvernance de Tereos et de sa stratégie. Les coopérateurs frondeurs ont déposé, le 8 novembre, un référé auprès du tribunal de Saint-Quentin.

Les sept anciens membres du conseil de surveillance de Tereos sont plus combatifs que jamais. Le dépôt de la procédure de référé au tribunal de Saint-Quentin (Aisne) intervient, en effet, deux jours après avoir porté au Haut Conseil de la Coopération Agricole (HCCA) les 2 500 signatures qu’ils ont récoltées auprès de coopérateurs de Tereos, situés essentiellement dans le Nord et en Picardie. Forts du soutien de 20 % des associés coopérateurs, ils demandent la convocation immédiate des assemblées de sections et d’une assemblée générale de Tereos SCA, pour « doter la coopérative d’une nouvelle gouvernance ».

Selon eux, ces assemblées devront se tenir dans les deux mois pour élire de nouveaux délégués de sections, qui eux-mêmes éliront, en assemblée générale, le nouveau conseil de surveillance. Organisés au sein de l’Association de défense des coopérateurs de Tereos (ADCT), ils demandent au président du HCCA, Henri Nallet, de superviser les opérations de vote, afin de garantir la sincérité du scrutin. « La supervision des opérations de vote est indispensable, car les associés coopérateurs se sont vus imposer en toute illégalité, lors de la dernière assemblée générale du 27 juin 2018, une pondération de leurs voix non autorisée par les statuts de Tereos SCA », explique un communiqué de l’ADCT. « C’est contraire au principe de la coopération : un homme = une voix », estime le président de l’association, François-Xavier Beaury.

L’ADCT a donc déposé une procédure de référé au tribunal de grande instance de Saint-Quentin pour contester la pondération des voix lors de l’assemblée générale du 27 juin. « Puisque toutes les décisions prises après cette AG ne sont plus valides, nous demandons notre réintégration », déclare Gilles Bollé, un des trois planteurs exclus avec Xavier Laude et Gérard Clay.

Les frondeurs espèrent une décision de justice fin novembre, juste avant les élections partielles prévues par Tereos du 3 au 5 décembre pour remplacer les 70 conseillers de régions démissionnaires.

F.-X. D.


8 novembre 2018

Tereos : la médiation a échoué

Deux communiqués du 2 octobre, diffusés par le groupe Tereos et les coopérateurs exclus, annoncent l’échec de la médiation engagée début septembre.

« La médiation que nous avions acceptée sous l’égide de monsieur Henri Nallet se solde par un échec total : à aucun moment, nos ex-collègues du conseil de surveillance n’ont fait la moindre proposition, ni accepté la moindre avancée », déclarent les trois coopérateurs exclus Gilles Bollé, Gérard Clay et Xavier Laude. Dans ce communiqué, ils ont été rejoints par d’autres élus démissionnaires François-Xavier Beaury, Etienne Clabaut, Laurent Courtier et Philippe Hennebert.

Ces 7 anciens élus de Tereos demandent à tous ceux qui les soutiennent de redoubler d’effort pour que leurs demandes soient prises en compte : « la réintégration des exclus, l'élection générale des conseillers de région et l'élection des membres d'un nouveau conseil de surveillance dans le respect des statuts ».

Dans ce communiqué, ils annoncent avoir réuni 2 400 signatures d’associés coopérateurs nécessaires à la convocation d’une assemblée générale ordinaire réunie extraordinairement. « Nous les déposerons au Haut Comité à la Coopération Agricole (HCCA) et les notifierons officiellement à la direction de Tereos », ajoutent-ils.

Cette médiation n’a visiblement pas apaisé les tensions, puisque les 7 anciens élus dénoncent l’attitude de leurs « ex-collègues du conseil de surveillance, instrumentalisés par le directoire qui, ont d’ores et déjà annoncé contester la validité de ces signatures ». Ils demandent aux institutions professionnelles du secteur agricole de prendre leurs responsabilités, car selon eux : « refuser de convoquer une AGO au mépris des statuts de notre coopérative, c’est vouloir faire taire les associés coopérateurs par la force ».

Élections régionales anticipées en décembre 2018

De son côté, Tereos regrette la fin prématurée de cette médiation engagée début septembre. « Tereos a tout fait pour que cette médiation aboutisse à une solution négociée », explique le communiqué du groupe coopératif.

Il rappelle que « dans une démarche d’ouverture et de dialogue, le conseil de surveillance a proposé :

- d’organiser des élections anticipées en décembre 2018, au lieu de juin 2019, ouvert à tous en régions, y compris à ceux qui avaient démissionné de leur mandat ;

- d’acheter les betteraves de la campagne 2018-2019 des trois adhérents exclus cet été, pour préserver leur activité d’agriculteurs et leurs exploitations ;

- d’envisager de leur accorder un statut de tiers non associé après la campagne en cours, pour une période de transition et de continuer à acheter leurs betteraves.

À l’exception de l’achat de betteraves pour cette année, acceptée par les personnes concernées, aucune de ces propositions n’a été étudiée sérieusement ».

Le conseil de surveillance de Tereos annonce qu’il « compte à présent pouvoir organiser des élections régionales dans un cadre serein ».

Pour les trois adhérents exclus, l’organisation d’élections au niveau régional n’est pas le bon niveau. Plutôt que des élections partielles, ils demandent un renouvellement de la totalité du conseil de surveillance.

Le bras de fer qui a débuté cet été continue.

F.-X. D.


2 octobre 2018

Coup d’envoi de la campagne betteravière chez Tereos

Avec le début des arrachages de betteraves, les premières sucreries démarrent chez Tereos. Le site de Bucy (Aisne) a ouvert le bal le 15 septembre.

C’est parti pour la campagne betteravière 2018 chez Tereos ! Le coup d’envoi a officiellement eu lieu le 15 septembre à la sucrerie de Bucy dans l’Aisne, selon un communiqué du groupe, diffusé le 14 septembre. Les 8 autres sucreries françaises devraient suivre dans la foulée entre le 17 et le 21 septembre.

Lillers (62) : 17 septembre 2018

Attin (62) : 17 septembre 2018

Chevrières (60) : 17 septembre 2018

Origny (02) : 18 septembre 2018

Escaudoeuvres (59) : 18 septembre 2018

Boiry (62) : 18 septembre 2018

Artenay (45) : 20 septembre 2018

Connantre (51) : 21 septembre 2018

Selon le groupe, ce sont près de 19 millions de tonnes de betteraves qui seront transformées cette année avec un potentiel de rendement prévu au 10 septembre, d’environ 86 t/ha à 16 °S, contre 90 t/ha à 16 °S.

La campagne devrait durer près de 130 jours chez le sucrier, contre 145 jours l’an passé.

A.C.


17 septembre 2018

Tereos annonce des élections anticipées de ses conseillers de régions

Le conseil de surveillance de Tereos annonce des élections anticipées pour compléter les conseils de régions concernés par les 70 démissions de cet été. Il a par ailleurs demandé la médiation du président du Haut Conseil de la Coopération Agricole, Henri Nallet.

Allons-nous vers une sortie de crise pour le groupe Tereos, qui a été fortement secoué par des dissensions internes depuis début juillet ?

Le conseil de surveillance de Tereos vient en tout cas de faire un pas vers la sortie de crise. Un communiqué daté du 6 septembre annonce que « dans un esprit d’apaisement et dans l’intérêt de l’entreprise, le conseil de surveillance de Tereos a pris la décision d’organiser dès décembre 2018 plutôt qu’en juin 2019 les assemblées qui désigneront les titulaires des mandats de conseillers de région qui ne sont plus pourvus depuis les démissions survenues en juillet. » Rappelons que le 9 juillet dernier, 70 conseillers de régions représentant les sucreries d’Attin, Lillers, Chevrières, Boiry et Escaudoeuvres, avaient démissionné. « Cette période a été difficile mais le moment de l’apaisement est venu », explique le communiqué de Tereos, qui annonce également que le conseil de surveillance et les plus de 100 conseillers de région demeurés en fonction « ont dialogué avec leurs collègues démissionnaires et avec les représentants du monde agricole pour débloquer la situation. »

Avec leur Association de défense des coopérateurs de Tereos (ADCT), les trois anciens membres du conseil de surveillance exclus invitaient ces derniers jours les planteurs à signer une lettre demandant au président de Tereos d’organiser des élections rapidement et non pas en juin 2019. Leur appel a, semble-t-il, été entendu. Mais Gérard Clay précise que, « la situation mérite bien plus qu'une élection partielle, elle exige une élection générale, jusqu'à l'ensemble du conseil de surveillance, ce qui est d'ailleurs demandé par les futurs 2 400 signataires ».

Le conseil de surveillance de Tereos a par ailleurs demandé la médiation d’Henri Nallet, le président du Haut Conseil de la Coopération Agricole (HCCA). Une démarche que Gérard Clay, Gilles Bollé et Xavier Laude avaient également entreprise.

Cette instance devra garantir que cette élection se passe bien, « dans le plein respect des règles de notre coopérative et de la coopération agricole et dans un climat de dialogue et de collaboration, afin d’être acceptée de tous », indique Tereos.

En tout cas, les trois anciens membres du conseil de surveillance - Gérard Clay, Gilles Bollé et Xavier Laude - demandent leur réintégration pour qu’ils puissent se présenter à ces nouvelles élections.

François-Xavier Duquenne


6 septembre 2018

Remous autour de l’exclusion de trois betteraviers de Tereos

Les remous au sein du groupe Tereos ont constitué un véritable feuilleton tout au long de l’été. Le dernier en date est l’exclusion, le 16 août, de trois anciens membres du Conseil de Surveillance.

Trois anciens membres du Conseil de Surveillance du groupe Tereos - Gilles Bollé, Gérard Clay et Xavier Laude – ont fait l’objet d’une procédure d’exclusion « pour avoir mené une campagne de diffusion d’informations fausses ou mensongères, systématique et publique », explique le groupe coopératif dans un communiqué daté du 16 août.

Une décision que la CGB a déploré dans un communiqué daté du 20 août. « Au-delà de l’injuste déstabilisation des exploitations concernées, cette décision met en péril les conditions de dialogue et le pluralisme des opinions au sein de la filière », estime le syndicat de planteurs.

Si la CGB rappelle son devoir de neutralité quant aux orientations et décisions internes de gestion des groupes sucriers, elle estime que « cette exclusion pose les questions de la garantie du pluralisme des opinions, de la possibilité des responsables agricoles à partager des visions pouvant être divergentes et au-delà de la relation entre un betteravier et son groupe sucrier ».

Le syndicat apporte son soutien à Gilles Bollé, Gérard Clay et Xavier Laude, « alors que rien ne leur a jamais été reproché en tant que producteur de betteraves », et annonce qu’il mettra « tout en œuvre pour les assister et rétablir leurs droits en tant que betteravier. »

Les hostilités ont commencé le 9 juillet, quand 5 membres du Conseil de Surveillance et 70 conseillers de régions représentant les sucreries d’Attin, Lillers, Chevrières, Boiry et Escaudoeuvres, ont démissionné. Ces 5 usines représentent 7 500 des 12 000 coopérateurs de Tereos. Très vite les trois leaders - Gérard Clay, Gilles Bollé et Xavier Laude - ont expliqué leurs positions dans la presse, ce qui a conduit Tereos à répliquer par les voix de son président, François Leroux, et d’autres membres du Conseil de Surveillance du groupe coopératif.

Les élus démissionnaires dénoncent une « gouvernance défaillante », demandent plus de transparence sur la gestion, et estiment que les résultats ne sont pas à la hauteur des investissements effectués, comparés aux autres groupes sucriers européens.

De son côté, le président de Tereos dénonce « une campagne de dénigrement public à partir d’informations fausses et trompeuses en portant atteinte à la réputation du groupe et aux intérêts des coopérateurs en voulant faire croire que le groupe ferait face à une situation financière difficile, ce qui est faux, ou en déformant publiquement la réalité des débats internes ayant eu lieu et des décisions prises par la coopérative. » Et il précise que « les fondamentaux économiques et financiers de Tereos, qui est devenu cette année le deuxième groupe sucrier mondial, sont solides et résilients ». Tereos rappelle aussi que son résultat net avant distribution de complément de prix était positif de 24 M€.

Le Conseil de Surveillance de Tereos, qui comptait jusqu’ici 22 membres, est désormais aujourd’hui composé de 15 membres « qui représentent toutes les régions et toutes les cultures », selon François Leroux. La tenue de nouvelles élections est annoncée en juin 2019. D’ici-là, cette affaire qui est désormais sur la place publique n’a sans doute pas fini de faire des vagues.

F.-X. D.


22 août 2018

Tereos et Cristal Union face à la chute des cours du sucre

Dans une conjoncture sucrière mondiale déprimée, Tereos et Cristal Union ont vu leurs résultats reculer sur 2017-2018. Tereos a décidé d'ouvrir son capital et Cristal Union se dit prêt à une alliance.

L’effondrement mondial des cours du sucre depuis plusieurs mois a des répercutions sur les résultats de tous les grands groupes sucriers internationaux du secteur. Les deux grands sucriers français, Tereos et Cristal Union, n’ont pas fait exception. Devenu numéro 2 mondial derrière l’allemand Sudzücker, Tereos a enregistré une progression de 3 % de son chiffre d’affaires à 4,98 milliards d'€ (Md€) sur l’exercice 2017-2018, clôturé au 31 mars. Mais son résultat net affiche une perte de 18 M€, contre un bénéfice de 73 M€ l'année précédente. Avant distribution de compléments de prix à ses coopérateurs, Tereos était cependant bénéficiaire de 24 M€. L’EBITDA du groupe s’élève à 594 M€, soit un niveau très proche de celui de 2016-2017.

De son côté, le deuxième sucrier français, Cristal Union, a enregistré un chiffre d’affaires de 2,022 Md€ sur son exercice clos au 31 janvier, contre 2,479 Md€ sur 2015-2017, mais celui-ci courrait sur une durée de 16 mois (30 septembre 2015 au 31 janvier 2017) et non de 12 mois. Le groupe affiche un EBITDA de 181 M€, contre 356 M€ sur 2015-2017. Le résultat net part du groupe reste positif. Il s’élève, lui, à 49 M€ sur 2017-2018, en net recul par rapport à l’exercice précédent (132,60 M€). À titre de comparaison, les résultats de 2017- 2018 se situent au-dessus de ceux de 2014-2015 également sur douze mois.

Suppression du prix minimum chez Cristal Union

Face à cette mauvaise conjoncture qui dure, les deux groupes sucriers français infléchissent leur stratégie. Le conseil d’administration de Cristal Union a décidé « à l’unanimité » de « supprimer le prix minimum de la betterave dès la campagne 2018 » et de geler certains investissements industriels, comme l’augmentation de capacité de la sucrerie de Bazancourt (Marne). Ils ne seront que de 50 M€ cette année et de 35 M€ l’an prochain, contre 92 M€ sur 2017-2018. Avec ces économies réalisées, Cristal Union se dit prêt à envisager des acquisitions ou des rapprochements avec un acteur européen. « Cela peut être des alliances avec des forts et des prédations sur les faibles », a révélé Alain Commissaire, le directeur du groupe, en soulignant « avoir lancé une étude interne sur chaque acteur ». Cristal Union dit pouvoir disposer d’une capacité financière d’achat de plus d’un milliard d'euros. De son côté, Tereos envisage d’ouvrir son capital à des investisseurs minoritaires à l’échelle du groupe, c’est-à-dire de la nouvelle coopérative unique. À ce jour, toutes les options sont sur la table, a révélé Alexis duval, le président du directoire du groupe, sauf la création d’une filiale spécifique pour accueillir de nouveaux investisseurs.

A. C.


14 juin 2018

Des résultats en baisse pour les sucriers européens

La baisse généralisée des cours du sucre depuis le mois d'octobre commence à avoir un impact sur les résultats des principaux groupes sucriers européens, à la fois en Allemagne et en France.

Le Britannique AB Food et l’Allemand Südzucker prévoient des résultats en berne pour les prochains mois, à cause de la chute des cours du sucre observée depuis le mois d'octobre. AB Food a annoncé une baisse de 27 % du résultat opérationnel de sa division sucre, à 90 millions de £ (102 milliards d’€) pour 2017-2018 et un recul de 13 % du chiffre d’affaires, à 938 millions de £ (1,07 milliard d’€). De son côté, Südzucker , propriétaire en France de Saint-Louis Sucre, anticipe une baisse de 100 à 200 millions d’euros de son résultat opérationnel sur 2018-2019. Mais il fait part de résultats en hausse pour l’exercice 2017-18, clos au 28 février. Son chiffre d’affaires passe à 7 milliards d’euros, contre 6,5 milliards d'€, et le résultat net atteint 440 millions, contre 426 millions un an plus tôt.

En France, lors de ses assemblées générales de sections mi-mai, le groupe Cristal Union a dévoilé ses résultats financiers pour l’exercice 2017-18, établi sur douze mois et désormais clôturé au 31 janvier. Difficilement comparable par rapport à l’exercice précédent sur 16 mois (30 septembre 2015 au 31 janvier 2017), le chiffre d’affaires 2017-18 s’établit à 2,022 milliards d’€, contre 2,479 milliards d’€ sur 2015-17. Le résultat net part du groupe recule à 49 millions d’€, contre 132,6 millions sur 2015-17. À titre de comparaison, les résultats de 2017-18 se situent au-dessus de ceux de 2014-15 également sur douze mois. Le chiffre d’affaires était alors d’1,67 milliard d’€, avec un résultat net part du groupe de 43,8 millions.

De son côté, le groupe français Tereos prévoyait, en février dernier, "une perspective d’EBITDA (NDLR : résultat d'exploitation avant intérêts, impôts et amortissement) ajusté pour l’année fiscale 2017/18, en baisse par rapport aux 607 millions d’euros de l’exercice 2016/17, principalement du fait de la baisse des résultats la division Sucre Europe suite à la pression significative sur les prix du sucre en Europe depuis octobre 2017". Les résultats du groupe pour l'exercice 2017/18, clos au 31 mars 2018, devraient être dévoilés à la mi-juin.

A.C.

 

 


24 mai 2018

François Leroux (Tereos) : "Une coopérative unique pour des débouchés rentables"

François Leroux, le nouveau président de Tereos, explique au Betteravier français que la constitution de la coopérative unique va permettre de positionner au mieux l’entreprise dans un univers extrêmement concurrentiel. Interview.


23 avril 2018
Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.