lundi 9 décembre 2019
Les planteurs de Cagny mobilisés pour demander des indemnités à Saint Louis Sucre Les planteurs de Cagny mobilisés pour demander des indemnités à Saint Louis Sucre ©CGB

Cagny et Bourdon : planteurs et salariés mobilisés ce 19 septembre

Les planteurs et les salariés des usines de Cagny et Bourdon manifestaient ce 19 septembre devant leurs sucreries, pour protester contre les fermetures et demander des indemnités.

Ça bouge dans les sucreries menacées de fermeture, ce 19 septembre. En Normandie, plus d’une centaine de planteurs ont manifesté devant la sucrerie de Cagny (Calvados). Ils protestaient contre la direction de Saint Louis Sucre de fermer l’usine en début d’année 2020 et demandent un plan d’indemnisations pour compenser la perte de revenus l’an prochain. Selon la CGB, les dirigeants de Saint Louis Sucre ont repoussé leur demande d’indemnités, pour préférer mettre en place « un plan de diversification ». Pour Patrick Dechaufour, président de la CGB du Calvados, de l’Orne et de la Sarthe, « l’objectif de Saint Louis Sucre est de partir de Cagny sans rien donner aux planteurs ».

Distribution de tracts en Auvergne

En Auvergne, les salariés de l’usine de Bourdon manifestaient également contre la fermeture du site ce 19 septembre. Une opération de filtrage et distribution de tracts avait lieu, à l’initiative de la CGT. Une soixantaine de salariés étaient réunis selon le syndicat pour protester contre la fermeture du site par Cristal Union. Ce même jour avait lieu à Paris, une réunion entre syndicats et direction pour négocier des indemnités dans le cadre du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Pour Patrick Mathey, ancien délégué syndical et élu de la sucrerie de Bourdon, les salariés portent trois revendications principales : « un congé de reclassement plus long, un accompagnement supplémentaire pour les salariés en fin de carrière et des indemnités supra légales pour les salariés, équivalentes à celles des retraités ». De nouvelles manifestations pourraient avoir lieu dans les prochains jours en cas d’échec des négociations, selon la CGT.

A.C.

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