« C’est un rendement moyen, on atteint les 71 tonnes/ha à 16°S », a déclaré Dominique Fievez, le président de la CGB de la Somme lors de l’assemblée générale du 19 novembre. Comme les autres régions, la Somme se situe en-dessous des moyennes nationales observées ces dernières années. Mais Dominique Fievez veut rester positif. « On ne s’en sort pas trop mal quand on voit ce qu’il se passe au sud de Paris », a-t-il ajouté. Au sud du département, « nous avons des rendements qui avoisinent les 45 à 50 tonnes/ha » et au nord « des rendements meilleurs autour des 80 à 85 tonnes/ha », a-t-il détaillé. Ces disparités seraient dues selon lui à une « pluviométrie moins importante et à un impact plus fort de la jaunisse au sud » à l’image de l’Oise.

« Il faut rester serein »

Pour l’année 2021, Dominique Fievez estime qu’il « faut rester serein ». « Il faut maintenir les surfaces en betteraves. Nous avons la chance d’avoir cette plante, intéressante dans les rotations et qui a longtemps été intéressante dans les marges et le revenu des exploitations, a-t-il souligné. Selon lui, « trois facteurs sont déterminants demain pour que les producteurs sèment des surfaces équivalentes : la dérogation sur les néonicotinoïdes, l’indemnisation, puisqu’il y aura des planteurs dans la Somme qui seront concernés et les prix qui seront proposés par les fabricants » constate-t-il.

« Ça ne changera rien pour le planteur »

Le processus de réorganisation du syndicat de la Somme, qui implique sa fusion au sein de la CGB, a également été abordé lors de l’assemblée générale. La CGB devient à partir du 1er janvier un syndicat et non plus une confédération. En parallèle, a été créée une structure régionale, baptisée CGB Hauts-de-France, qui viendra en complément des nouvelles délégations départementales. Selon Dominique Fievez, « ça ne changera rien pour le planteur », ce projet permettra « une optimisation des moyens ». « Il manquait cette synergie entre le national et les régions, pour être à la fois plus efficace et plus simple » a-t-il jugé.