Les premiers réglages du semoir sont faits à l’atelier, de manière à sortir le semoir de son hivernage. Le nettoyage au compresseur permet d’éliminer toute la poussière accumulée pendant l’hiver et pouvant nuire à la précision de travail de l’outil. Il convient également de vérifier les trémies et d’aspirer les résidus/toiles d’araignées ou poussières si nécessaire. Ensuite, les différentes vérifications présentées ci-dessous sont à réaliser. Il est important d’inspecter chaque élément du semoir de manière indépendante. Ces vérifications doivent être effectuées suffisamment tôt pour anticiper des potentiels changements de pièces/réparations. Le réglage de la profondeur de semis commence dès l’atelier. Pour atteindre la profondeur souhaitée, l’ITB recommande de disposer dans le hangar, sur un sol plat, des cales de 2 cm d’épaisseur au niveau des points d’appui du semoir. L’enterrage est alors réglé de façon à faire reposer chaque soc sur le sol. Les premiers réglages devront être affinés le jour du semis. Il conviendra alors de procéder en deux étapes. Une fois que le semoir est bien centré par rapport au tracteur, et bien horizontal, il est recommandé de semer sur quelques mètres avec les roues de recouvrement relevées, laissant les graines visibles. La visualisation des semences permet de mesurer la distance de semis, et d’assurer le respect des réglages attendus (en fonction de la population cible). Ensuite, les roues seront redescendues au sol, avant de semer à nouveau sur quelques mètres. Cette fois, les graines doivent être dégagées précautionneusement, à l’aplomb de la graine, sans perturbation, afin de contrôler la profondeur de semis.

Conseils de constructeurs

Hugo Pechinez, responsable semoir monograine chez Horsch

« Chaque élément doit être contrôlé »

Un semoir monograine bien préparé est essentiel pour réussir l’implantation des cultures et spécifiquement la betterave, qui est généralement la 1ère culture monograine semée. Avant les semis, chaque élément doit être contrôlé : propreté des trémies, des doseurs et de la canne de descente, état et usure du double disque, du soc sillonneur, de la roulette de plombage et des roulettes de fermeture, étanchéité des doseurs et des tuyaux d’air. Certains réglages peuvent être anticipés mais le plus important reste les premiers mètres au champ afin d’assurer précision, homogénéité et mise en terre optimale en fonction des conditions de sols. Si, au cours de la saison, les conditions de semis changent, il est important de revoir les réglages de profondeur et de pression des différents organes.

Victor Souchet, chef produit semis chez Kverneland

« La vitesse de travail reste déterminante pour la précision »

Une fois arrivé dans la parcelle, les derniers réglages permettent d’adapter le semoir aux conditions réelles du sol.
La vitesse de travail reste déterminante pour la précision : pour un semoir à betteraves classique, elle se situe autour de 6 à 7 km/h, sans dépasser la plage de 4 à 8 km/h.
La distribution des graines demeure ainsi régulière et parfaitement espacée. La roue plombeuse s’ajuste via son ressort pour augmenter ou réduire la pression. Elle doit simplement rappuyer la graine pour garantir un bon contact terre–graine, sans tasser le fond du sillon. Trop de pression lisse le sol, trop peu laisse la graine mal rappuyée. Autres réglages à contrôler : la régularité de la profondeur semis et la qualité de la fermeture du sillon. Contrôler en cours de chantier que les trémies se vident de manière uniforme et vérifier l’absence de colmatage des éléments semeurs.