Localiser l’azote au semis permet un gain de rendement moyen de 3 % selon les essais ITB (22 essais), l’azote étant pleinement disponible pour la plante. Pour éviter de brûler les germes et prévenir les pertes de pieds, l’ITB recommande de respecter un apport à 4 cm de profondeur et à 7 cm de la semence. La localisation peut se faire sous forme liquide (solution azotée) ou solide (ammonitrate, urée). Cette technique, pratiquée sur environ 7,7 % des surfaces en 2021, permet d’économiser un passage de tracteur dans la parcelle avant le semis et évite ainsi une dégradation de l’état de surface de la parcelle. L’enfouissement permet également des économies d’azote. Les doses recommandées en localisé sont légèrement plus faibles du fait de la non-volatilisation de l’azote. Il convient aussi de ne pas dépasser la dose de 140 kgN/ha.
La préparation doit être fine, nivelée et rappuyée avec une proportion d’un quart de mottes et trois quarts de terres fines. Vérifiez au moment de la préparation que la profondeur est respectée à l’aide d’un mètre. Optez pour des outils de préparation présentant un nombre de dents élevé, ainsi que des dents fines et droites. L’effet « râteau » est recherché pour travailler uniquement sur la profondeur souhaitée. Des dents plus longues et moins nombreuses sur la largeur auront tendance à travailler trop profondément et à remonter des mottes en surface. Un travail trop profond, visant par exemple à niveler un labour irrégulier, va rappuyer irrégulièrement le sol, entraînant des problèmes de développement des betteraves. Un sol trop motteux va occasionner des levées échelonnées et compliquer les opérations suivantes de l’itinéraire technique betteravier.