La maladie cryptogamique Ralstonia solanacearum a exercé en forte pression dans l’ensemble des États membres de l’UE, indique la direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt des Hauts-de-France.

Rappelons que cette bactérie, qui a le statut d’organisme de quarantaine au niveau européen, est très dommageable à la production. Mais elle est inoffensive pour l’homme à la consommation.

Pour éviter sa propagation et faciliter son éradication au plus vite sur le territoire régional, toutes les mesures préventives doivent être suivies collectivement, préviennent plusieurs Draaf. La maladie se répand facilement par l’eau lors des épisodes pluvieux, mais aussi par les systèmes d’irrigation avec des eaux de surface contaminées. Le réseau racinaire de plantes malades peut contaminer des plantes saines voisines. De même, un matériel agricole contaminé peut entraîner la propagation de la bactérie. Enfin, la bactérie peut survivre dans un sol pendant 2-3 ans, d’où la nécessité d’éviter de laisser des végétaux contaminés (débris végétaux laissés en terre, adventices).

L’irrigation avec les eaux de surface augmente les risques de contamination par cet organisme. La présence de la morelle noire douce-amère (Solanum Dulcamara) est un indicateur de la présence probable de la bactérie Ralstonia solanacearum dans l’eau.

Les cahiers des charges du FMSE (Fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental) précisent que pour les plants, « l’irrigation et les traitements avec les eaux de surface (étang, lacs, rivières, eaux collinaires) sont proscrits ». En pommes de terre de consommation et de fécule, « en cas d’irrigation avec les eaux de surface, l’exploitant devra présenter une analyse de moins de 12 mois avant le préjudice sur la zone de prélèvement autorisé. »