L’exercice met en exergue une chute de la marge brute à l’hectare dans tous les départements pour la culture de blé.

En 2025 (année de référence), la carte affiche une rentabilité normale, basée sur les prix du blé (235 €/t au moment des apports de printemps) et de l’urée (410 €/t) en 2025. La marge brute dépasse largement les 800 à 1 000 €/ha dans les grands bassins de production. Un niveau qui permet à l’agriculteur de couvrir ses charges de structure (fermage, mécanisation, MSA) et de dégager un revenu.

En 2026, pris en tenaille entre un cours du blé relativement bas (195 €/t) et l’explosion de l’urée (812 €/t), l’ensemble du territoire s’effondre. Même les terres les plus fertiles (Beauce, Picardie) voient leur marge divisée par deux. Seulement deux départements (Nord et Pas-de-Calais) présentent une marge brute de plus de 800 €/ha (respectivement 822 et 814 €/ha).