samedi 17 août 2019
Céréales : "2,3 milliards d’euros de charges en plus" selon l'AGPB

Céréales : "2,3 milliards d’euros de charges en plus" selon l'AGPB

L’Association générale des producteurs de blé (AGPB) déplore des mesures très coûteuses pour les céréaliers. Entre transferts financiers dans le cadre de la PAC, réduction des phytosanitaires ou encore séparation de la vente et du conseil, ce sont 2,3 milliards d’euros de charges supplémentaires qui pèsent potentiellement sur les producteurs.

« Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, les céréaliers paient le prix fort alors que le contexte économique est loin d’être au beau fixe », a lancé le 17 avril, Philippe Pinta, le président de l’AGPB. Le conseil d’administration du syndicat a adopté une motion adressée au ministre de l’Agriculture,
Stéphane Travert, pour protester contre ces hausses de charges et pénalités, qui représentent « 2,5 fois le revenu de la ferme céréalière ». Selon l’AGPB, la liste est longue : transfert financier des aides de la PAC entre le 1er et second pilier en 2017, interdiction du glyphosate et des néonicotinoïdes à venir ou encore séparation de la vente et du conseil des produits phytosanitaires suite aux Etats généraux de l’alimentation (EGA). Le gouvernement « ne peut pas accompagner la transition écologique, les nouvelles façons de produire, à coups de charges
supplémentaires », a protesté le secrétaire général, Eric Thirouin. S’ajoutent à cela, les difficultés rencontrées par les professionnels sur le transport ferroviaire, liées aux grèves de la SNCF. « Cela nous coûte près de 20 euros supplémentaires la tonne transportée en passant par la route », a insisté Philippe Pinta. L’Union des industries des produits amylacées (Usipa) exige pour sa part un service minimum dans le fret ferroviaire. Celui-ci représente 15 % du transport de céréales et 50 % des approvisionnements des amidonniers.

Adrien Cahuzac

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