jeudi 21 mars 2019
Les débardeuses proposées par la Sopema sont disponibles en trois capacités : 40, 45 et 50 m3. Les débardeuses proposées par la Sopema sont disponibles en trois capacités : 40, 45 et 50 m3. ©Sopema

Sopema se développe sur l’arrachage décomposé

Tout juste repris par l’entrepreneur Rémi Maupin, le fabricant marnais devrait lancer sa première arracheuse à l’automne pour compléter son offre de débardeuses.

Une page se tourne pour la Sopema. Basée à Saint-Pierre (Marne), l’entreprise familiale vient d’être rachetée en janvier par Rémi Maupin, un spécialiste de la distribution agricole. « Les trois frères fondateurs voulaient transmettre leur société à un entrepreneur pour poursuivre dans le même état d’esprit, à l’écoute et au service des agriculteurs », estime le jeune dirigeant de 35 ans. Créée en 1980, la Société Perrein de matériel agricole (Sopema) s’est spécialisée dans les équipements spécifiques de petites séries, en particulier autour de la culture de betteraves. La gamme comprend des bras pousseurs de tas, des porte-outils et des crosskilettes de plusieurs dimensions. Depuis 1996, elle s’est lancée dans la fabrication de débardeuses, proposées aujourd’hui en plusieurs capacités, de 40, 45 et 50 m3. « Il y a un réel intérêt pour cet équipement. Cela revient à la mode car cela est moins coûteux pour arracher les betteraves », explique Rémi Maupin.

Une arracheuse à six rangs

La PME qui emploie douze salariés veut aller plus loin pour répondre aux attentes des producteurs de betteraves. Elle entend lancer d’ici le mois de septembre, sa propre arracheuse à disques. Développée en interne par le bureau d’études de la Sopema, elle devrait être dotée de 6 rangs, de 45 ou 50 cm d’écartement, avec 3 turbines de nettoyage. Difficile d’en savoir davantage pour l’heure. L’arracheuse étant encore au stade du développement, il faudra attendre le mois de septembre pour la voir. « Avec cette arracheuse, qui sera produite à quelques unités par an, nous serons en mesure de proposer une offre complète pour la récolte de betteraves », se réjouit Rémi Maupin. De quoi permettre à la PME de développer son activité et atteindre son objectif de 2 M€ de chiffre d’affaires d’ici cinq ans, contre 1,7 M€ en 2018. Deux recrutements d’assembleur soudeur sont déjà d’ores et déjà prévus, pour compléter l’équipe.

Adrien Cahuzac

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