mercredi 14 novembre 2018
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Pour Guillaume Burel, devant son robot de traite, l’investissement représente 6 500 € par vache, amortissable sur 15 ans. Son lait a été payé en septembre 313, 75 € les 1000 litres. Pour Guillaume Burel, devant son robot de traite, l’investissement représente 6 500 € par vache, amortissable sur 15 ans. Son lait a été payé en septembre 313, 75 € les 1000 litres.

Guillaume Burel (Seine-Maritime) : au top de la technologie laitière

Planteurs de betteraves en Seine-Maritime, Aurélie et Guillaume Burel sont à la tête d’un troupeau laitier de 130 vaches. Depuis 2 ans, la traite est entièrement automatisée avec un robot 3 box ultra moderne. Résultat : la production a augmenté de 5 à 10 %.

En 2016, Aurélie et Guillaume Burel ont décidé de regrouper leurs fermes et leurs troupeaux laitiers de 130 vaches normandes et prim’ Holstein sur une seule exploitation, la ferme des lys normands à Drosay entre Doudeville et Cany-Barville. Il s’agissait d’investir dans un nouveau bâtiment de 2000 m², en s’équipant d’un robot de traite en 3 box et d’un bras automatique. Un matériel ultra moderne au top de la technologie laitière.

« C’était ça où nous arrêtions le lait », déclare tout de go l’éleveur cauchois, âgé de 38 ans, installé avec son épouse sur une ferme de 260 ha de culture et 50 ha de prairies. Il possède en tout 400 animaux avec les taurillons et les femelles élevées pour la lactation. L’agriculteur cultive avec deux salariés du blé, du maïs ensilage, du colza érucique pour l’industrie, du lin textile et 20 hectares de betteraves sucrières qu’il livre à la sucrerie de Fontaine-le-Dun située tout près de l’exploitation laitière.

3 box de traite automatique

Le vaste bâtiment d’élevage est équipé de grillage pour empêcher les oiseaux d’y pénétrer et de rideaux pour protéger les animaux du vent. Il dispose de logettes, de tapis de sol et de couloirs directionnels dans lesquels les 130 vaches sont dirigées pour rejoindre ensuite les trois box du robot de traite. L’installation a été confiée à l’entreprise Doudeville Élevage qui assure également la maintenance du robot de traite GEA Mlone dont la première mise en route a eu lieu en septembre 2016. Les vaches ont trouvé leurs marques en moins de huit jours. Doudeville Élevage a accompagné les éleveurs dans l’installation, la mise en place des outils et sur l’ensemble du bâtiment avec l’équipement de logettes et de tapis.

Quelques 600 personnes, dont les élus et les habitants du village de Drosay, ont visité il y a peu les installations ultra modernes du couple Burel. Cela leur a permis de découvrir en même temps le travail de la ferme et le dispositif Cowscount, qui, posé sur le cou et la patte de la vache informe l’éleveur à tout moment lorsqu’une vache est prête pour l’insémination artificielle.

6 500 € par vache

« Notre projet nous apporte un confort de vie et permet d’anticiper la réduction de main-d’oeuvre de l’atelier lait et d’avoir aussi une plus grande liberté pour conduire les autres activités de la ferme », confie Guillaume Burel qui estime le coût de l’investissement à environ 6 500 euros par vache, amortissable sur 10 et 15 ans pour le robot et le nouveau bâtiment d’élevage. Le robot est quant à lui constitué d’un bloc traite compact de 3 box et d’un bras qui nettoie la mamelle et reste sous la vache tout le temps de la traite. Un collier identificateur sur la vache permet de pouvoir gérer les déplacements et le tri des animaux de manière automatique et à distance.

Les vaches peuvent ainsi revenir plusieurs fois pour être traites. L’éleveur estime une moyenne de traites quotidiennes de 2,4 à 2,5 permettant une meilleure production laitière. Celle-ci est en augmentation de 5 à 10 % avec une hygiène de traite très satisfaisante, augmentant ainsi la qualité du lait. « En plus, le robot est évolutif et offre une belle perspective pour faire progresser la production », se réjouit l’éleveur.

Maïs et pulpe de betteraves

La production de lait est livrée au groupe Eurial, une filiale de la coopérative agricole Agrial basée à Caen qui a repris les anciens établissements Senoble avec la laiterie de Gruchet le Valasse près du Havre. Le lait du mois de septembre a été payé au producteur 313,75 € les 1000 litres.

Les vaches sont nourries à l’herbe pâturée au printemps et en été, puis avec du maïs ensilage, de la pulpe de betteraves (pulpe surpressée et pulpe sèche en bouchons), du soja et du colza auxquels sont ajoutés des invendus pommes de terre et des correcteurs azotés. Cette ferme moderne offre des perspectives intéressantes pour ces jeunes éleveurs résolument modernes.

Patrice Lefebvre

 

 

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Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.