Emmanuel Macron avait une nouvelle fois rappelé, le 8 janvier, l’intention de la France de voter contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur. La voix de l’Hexagone, accompagnées de celles de l’Autriche, de l’Irlande, de la Hongrie et de la Pologne n’ont pas suffi à constituer une minorité de blocage, le 9 janvier, pour s’opposer à la position des autres États membres, réunis à Bruxelles par le biais de leurs ambassadeurs. La signature de l’accord, à venir, est donc officiellement approuvée, tout comme son application provisoire sans attendre le vote du Parlement.
« Le combat n’est pas terminé »
La France étant particulièrement isolée dans son opposition au traité, les syndicats agricoles s’attendaient à cette décision. Lors de ses vœux à la presse, le 8 janvier, Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, expliquait qu’une journée de mobilisation à Strasbourg, le 20 janvier, était d’ores et déjà en préparation, à l’occasion de la prochaine session plénière du Parlement européen. « Si ce week-end, la signature de l’accord est validée, nous nous mobiliserons pour appeler les eurodéputés à saisir la Cour de justice de l’Union européenne, indiquait-il. Les syndicats agricoles veulent poursuivre l’action, même dans des pays favorables au Mercosur comme l’Allemagne ». En cas de vote majoritaire concernant la saisine de l’instance, qui concerne la procédure de ratification, la mise en œuvre de l’accord serait mise sur pause, le temps que la CJUE rende son verdict.
« Contrairement au discours de la Commission européenne, le combat n’est pas terminé », assure la FNSEA par voie de communiqué. La présidente de l’instance, Ursula von der Leyen, qui doit se rendre le 17 janvier au Paraguay pour officiellement signer l’accord, estime en effet avoir entendu et « donné suite » aux préoccupations des agriculteurs. « Cet accord contient des garanties solides pour protéger leurs moyens de subsistance. Nous intensifions également nos actions en ce qui concerne les contrôles à l’importation, car les règles doivent être respectées, y compris par les importateurs », a-t-elle ainsi déclaré le 9 janvier.





