Si les arrachages de betteraves ont globalement bénéficié d’une météo plutôt clémente durant l’automne, la vague de froid et l’épisode neigeux du 6 janvier ont perturbé les approvisionnements des usines. En raison de restrictions de circulation des poids lourds ou de la mise en place de barrières de dégel, les sucreries ont été contraintes de ralentir leur cadence, et de bouleverser leur planning d’enlèvements. Dans la Somme, mais aussi dans l’Aisne, les usines se sont tournées pour quelques jours vers les départements voisins, où les déplacements étaient moins contraints.

Depuis le 14 janvier, l’activité des sucreries a repris son cours normal. Se pose désormais la question de la gestion des betteraves ayant pris un coup de froid, suite au dégel brutal ayant suivi cet épisode. Si, pour l’heure, la proportion de betteraves dégradées reste limitée, le sujet fait l’objet d’une vigilance toute particulière des sucreries et des équipes de la CGB suivant les réceptions. De manière plus générale, l’allongement de la durée des campagnes pose la problématique de la conservation dans le silo. Dans certaines usines, un taux entre 1,5 et 2 % de betteraves non marchandes est à ce jour enregistré. En cause : l’état sanitaire de certains silos, la durée de stockage avec des températures douces jusque Noël, et des betteraves dégradées par le gel qui commencent à apparaître significativement.

La moitié des usines tournent encore

Le rendement national demeure au-dessus des 91 t/ha à 16°S et pourrait atteindre d’ici la fin de la campagne les 92 t/ha. Le niveau de richesse moyen se maintient légèrement au-delà des 18°S. La tare terre devrait se stabiliser à 8 %.

Neuf usines tourneront au moins jusqu’à la fin du mois de janvier : Attin, Lillers, Boiry, Origny, Bucy, Etrépagny, Roye, Sainte-Émilie et Fontaine-le-Dun. Cette dernière devrait clôturer la campagne, avec une fermeture prévue au 20 février.