Pour résister aux ravageurs d’automne et aux aléas climatiques, le colza doit atteindre un niveau de développement suffisant avant l'hiver. L'un des indicateurs clés est le niveau de biomasse. Celle-ci correspond à 1,5 kg par mètre carré à l'entrée de l'hiver, avec des plantes vigoureuses dépassant 60 g par pied et qui ne présentent pas de symptômes de rougissement.

« Une alimentation continue en azote et en phosphore constitue donc un levier majeur pour répondre à cet objectif », explique Mathieu Dulot, ingénieur de développement chez Terres Inovia. Plusieurs leviers sont possibles pour sécuriser l'alimentation azotée de la culture : avoir un précédent de légumineuse, apporter des matières organiques ou une trentaine d’unités d’azote minéral en végétation, ou encore associer des légumineuses.