Donald Trump ne sait plus à qui s’en prendre après son échec à contrôler les flux pétroliers au Moyen-Orient, de l’Iran à l’Arabie saoudite et au Qatar. Les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb sont plus que perturbés, les infrastructures d’Aramco sont attaquées et les États-Unis semblent impuissants à débloquer la situation. Mais Trump préfère accuser le président Zelensky et l’Ukraine, qui frappent les raffineries de diesel en Russie, pour expliquer la flambée du baril et des carburants à la pompe.
Cette situation provoque un effet d’aubaine pour les oléagineux. Sur le marché physique Fob Moselle, la graine de colza vient de sauter le seuil des 555 €/tonne, son plus haut niveau depuis un an. Massivement orienté vers la trituration pour le biodiesel, il profite d'un débouché rémunérateur face à la poussée du Brent à près de 110 $/ le baril. Les flottes professionnelles le savent, grâce à l’avantage fiscal, le prix du gazole B100 ressort à 10 ou 15 centimes de moins par litre que le gazole fossile, sous réserve d’avoir la motorisation adaptée.