Les groupes sucriers français ont fait de la réduction de leur empreinte carbone un axe stratégique fort, avec l’ambition de réduire en moyenne leurs émissions de 30 % d’ici à 2030. « Ils sont tous engagés dans des démarches SBTi (1) et ont beaucoup progressé depuis une quinzaine d’années sur les Scope 1 et 2, c’est-à-dire les émissions directes et la consommation d’énergie », rappelle Marisol Campoverde, responsable carbone au sein de l’association de recherche technique betteravière (ARTB). Une stratégie qui, au cours des dernières années, intègre également les exploitations betteravières.
L’ARTB a en effet recensé neuf initiatives d’agriculture bas carbone ou régénératrice en France dans le cadre d’un état des lieux des projets de ce type, portés par les groupes sucriers dans l’Union européenne. Un chiffre plus élevé par rapport à ce qui se fait chez nos voisins européens producteurs de betteraves. « Bien que chaque groupe avance à un rythme distinct, le secteur sucrier français fait office de leader, avec un modèle de financement plus structuré que dans les autres États membres », indique Alexis Patry, le directeur de l’ARTB.