En raison des semis précoces et des conditions météorologique favorables du printemps, Cristal Union misait, dès septembre dernier, sur une campagne correcte. Cinq mois et 15 millions de tonnes de betteraves transformées plus tard, le groupe valide ses prévisions. « Après deux années marquées par des conditions climatiques peu favorables aux cultures, la campagne qui s’achève est globalement satisfaisante avec 90 tonnes de betteraves à 16° à l’hectare, malgré une forte hétérogénéité selon les bassins betteraviers. Et la richesse en sucre des betteraves a été particulièrement élevée cette année à 18 % », résume Olivier de Bohan, le président de Cristal Union, dans un communiqué diffusé le 9 février 2026.
Malgré une faible pression de la cercosporiose, la jaunisse a creusé de gros écarts dans les rendements selon les régions et les parcelles. La Champagne, qui n’a pas bénéficié de conditions météo aussi avantageuses, affiche donc des rendements inférieurs à la moyenne du groupe.
Autonomie en eau des distilleries en 2030
Cristal Union se félicite par ailleurs du maintien d’une cadence de plus de 122 000 tonnes de betteraves travaillées quotidiennement, pendant une campagne de 128 jours en moyenne, malgré une optimisation de ces process. Ces efforts se concentrent sur le volet énergie, notamment sur le site de Corbeilles-en-Gâtinais, où les consommations énergétiques ont baissé de 26,5 % entre 2025 et 2024 ; et sur le volet eau, l’ensemble des sites étant désormais autonome. Le groupe fixe désormais le même objectif pour ses distilleries, à l’horizon 2030. Par ailleurs, l’installation de deux nouveaux bioépurateurs, dans les sucreries de Bazancourt et Arcis-sur-Aube, permet également à ces sites de produire du biogaz, couvrant une partie de leurs besoins en énergie.
Record de production d’éthanol
Enfin, le sucrier souligne une production, record, en 2025, d’alcool et d’éthanol, en hausse de 20 % par rapport aux années précédentes. Le résultat d’investissements réalisés par Cristal Union « pour renforcer les synergies entre [les] sucreries et [les] distilleries, afin d’arbitrer au mieux [les] productions en fonction des opportunités de marché ».


