En déplacement dans l’Allier le 22 avril, Emmanuel Macron a officiellement donné le coup d’envoi de sa « méthode Notre-Dame ». Objectif : accélérer 150 grands projets industriels, grâce à la mobilisation de 70 milliards euros d’investissement. Une dynamique que le président de la République souhaite également appliquer au secteur agricole. « Rien ne justifie que nous soyons une nation qui sait faire en 5 ans la reconstruction de Notre-Dame, et je le disais l’autre jour, qui parfois met plus de 5 ans à faire un projet industriel ou à faire un poulailler », a-t-il ainsi déclaré lors de sa prise de parole, en faisant également mention à la loi d’urgence agricole qui va permettre, selon lui, « de sortir beaucoup plus vite des projets ». Emmanuel Macron, ainsi que la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, qui animait une table ronde organisée en marge du déplacement présidentiel, ont mis l’accent sur l’accélération et le déblocage de projets liés au stockage de l’eau, et à la construction de bâtiments d’élevage. Mais l’absence de mention de l’enjeu des produits phytosanitaires fait grincer des dents… Lors d’une conférence de presse organisée le 23 avril, Phyteis (l’organisation représentant les principaux fabricants de produits phytosanitaires en France) a dénoncé l’absence des solutions de protection des cultures dans le projet de loi d’urgence agricole, qu’elle estime pourtant centrales pour la production et la souveraineté alimentaire. L’organisation juge notamment que « concevoir une loi d’urgence sans mentionner les protections des cultures, c’est comme vouloir produire sans outils ».
Politique
Il est venu le temps des cathédrales… sauf pour les phytos !
Emmanuel Macron veut appliquer la "méthode Notre-Dame" au secteur de l'agriculture, en s'appuyant notamment sur la loi d'urgence agricole. Mais l'absence de l'enjeu phytosanitaires dans les projets à débloquer ne passe pas dans les rangs de Phyteis.
Le Betteravier français
N’oubliez pas de nous suivre !
Retrouvez nos décryptages, analyses et informations essentielles dans votre fil d’actualité Google News, ou recevez-les directement dans votre boîte mail en vous inscrivant à notre newsletter.
Dans la même rubrique


