Après une campagne 2026 très difficile, les grandes cultures se tournent déjà vers la suivante. Dans un communiqué publié le 1er septembre, l’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FOP et l’UNPT estiment à près de 6,5 milliards d’euros l’impact économique de la campagne 2026. Elles évaluent les pertes de récolte à 45 % en maïs, 30 % en tournesol, 23 % en pommes de terre, 20 % en betteraves et 11 % en céréales à paille.
« Un soutien économique massif » attendu
Un bilan que les organisations relient directement aux conditions météorologiques de la campagne. Elles évoquent « la répétition quasi-ininterrompue de canicules, associée à l’absence presque totale de pluies ». Mais derrière les rendements, c’est surtout la capacité des exploitations à financer la suite qui inquiète. « Ce sont des ressources indispensables au financement de la poursuite de leur activité qui manquent désormais », alertent-elles. Pour pouvoir financer la prochaine campagne, les cinq associations demandent au gouvernement « un soutien économique massif et simple à mettre en œuvre ».
Elles demandent concrètement 450 euros par hectare pour soutenir la trésorerie des exploitations. Un montant jugé « indispensable pour relancer un cycle de production ». L’aide souhaitée serait forfaitaire, calculée selon l’orientation économique de l’exploitation et basée sur une partie des charges nécessaires à la prochaine campagne.
« Cette dynamique doit être confirmée avec la présentation du plan CASI », déclarent les présidents de l’AGPB, de l’AGPM, de la CGB, de la FOP et de l’UNPT. Ils appellent ainsi à « la mise en œuvre d’un outil structurel d’investissement en faveur de la souveraineté alimentaire française ».