Encore une étape franchie ! Annoncée en janvier 2026 par le Premier ministre, élaborée par la ministre chargée de l’Agriculture à partir des préoccupations et difficultés des agriculteurs, votée par le Parlement et validée par le Conseil constitutionnel, la loi d’urgence permet aux autorités scientifiques (l’Anses) de se prononcer sur le bien-fondé d’une dérogation temporaire à l’interdiction nationale d’utilisation de l’acétamipride et de la flupyradifurone pour certaines filières déterminées (betteraves, cerises, pommes, noisettes). Pour la betterave, il s’agit de la flupyradifurone en enrobage des semences.

« Si les autorités considèrent qu’elles ne sont pas toutes réunies, l’interdiction demeurera. Si elles considèrent qu’elles sont réunies, les professionnels pourront demander l’octroi d’une telle dérogation pour un an, renouvelable deux fois au maximum », explique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué. Il reste donc encore quelques étapes avant de voir des semences traitées pour les prochains semis.

Cette loi, comportant 55 articles, apporte aussi des mesures concrètes sur l’allègement des règles pour accéder à l’eau, la fin des importations de produits ne respectant pas les normes européennes, la protection des terres agricoles, la défense des élevages face au loup, les peines aggravées pour les vols et intrusions dans les fermes ou le renforcement des agriculteurs dans les négociations commerciales.