lundi 14 octobre 2019
Thierry Blandinières, directeur général du groupe InVivo Thierry Blandinières, directeur général du groupe InVivo ©InVivo

InVivo veut créer une place de marché digitale en 2019

Le groupe coopératif veut accélérer la digitalisation de l’agriculture française. Il lancera prochainement une place de marché regroupant les services des coopératives adhérentes.

Ce sera l’un des projets majeurs d’InVivo en 2019. Le groupe coopératif travaille à la création d’une « grande place de marché » pour les agriculteurs, qui devrait voir le jour en septembre 2019. « Ce sera une plateforme à l’image d’Amazon Premium, au service des agriculteurs, qui renverra vers les sites Internet de nos coopératives adhérentes », a détaillé le 18 décembre, Thierry Blandinières, le directeur général, lors de la présentation des résultats annuels. Ce projet, porté par l’unité « Digital Factory » du groupe, dirigée par Stéphane Marcel, nécessite 50 M€ d’investissement, répartis sur 3 ans. 8 coopératives pilotes sont pour l’instant associées. Cette plateforme permettra aux agriculteurs d’acheter notamment des intrants et d’autres services, pour l’instant tenus secrets.

Entreprise à mission
« À l’aube d’une nouvelle révolution agricole qui va profondément transformer nos entreprises et les exploitations, nous nous devons, en tant qu’union nationale de coopératives, d’être à la pointe de cette transformation. Cela passera par la digitalisation et l’innovation, mais aussi le renforcement de notre politique sociétale et environnementale, en lien avec notre volonté de transformer nos filiales en sociétés à mission », a souligné Thierry Blandinières. Grâce à la loi Pacte, pour la croissance et la transformation des entreprises, en cours de discussion au Parlement, le groupe souhaite inscrire dans les statuts de ses différentes filiales, une mission avec des objectifs en matière de développement durable et de responsabilité sociétale. Regroupant les activités de semences, biocontrôle et produits phytosanitaires, Bioline Group devrait être la première à adopter ce statut. Pour Thierry Blandinières, elle a en effet un rôle pivot à jouer dans la troisième voie de l’agriculture que veut construire le groupe, à mi-chemin entre le bio et le conventionnel.

Des résultats en hausse
En attendant, le groupe InVivo a réalisé sur son exercice 2017-18, clos au 30 juin, une belle performance économique, en ligne avec les objectifs de son plan stratégique InVivo 2025. L’Ebitda s’élève à 251,2 M€ avant distribution des ristournes reversées aux coopératives (88 M€), en croissance de près de 12 % par rapport à l’an dernier. Le résultat d’exploitation affiche un bénéfice de 107,5 M€, contre 78,8 M€ sur l’exercice précédent (+ 36 %). Le résultat net consolidé s’élève, lui, à 46 M€, contre 34 millions sur 2016-17. Le chiffre d’affaires a pour sa part reculé à 5,2 Mds€, contre 5,4 Mds€ en raison de la fluctuation des cours des céréales. Le groupe reconnaît que l’activité céréalière française reste confrontée à « un défi de compétitivité ». « L’exportation reste indispensable pour la France. Les coopératives conservent ainsi une place importante sur ce métier. La plateforme export digitale InGrains, créée l’an dernier, doit permettre d’y parvenir mais devra s’accompagner d’une amélioration de la chaîne logistique, qui va du silo de la coopérative au port d’exportation », a souligné Thierry Blandinières. Un travail est en cours avec plusieurs coopératives pour développer
cette plateforme.

Adrien Cahuzac

 

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