La campagne brésilienne se termine, et le volume de production de sucre de sa principale région, le Centre-Sud, montre, comme on s’y attendait, une stabilité par rapport à l’an dernier : un peu au-delà de 40 Mt. Le pays a pourtant traité 2,5 % de canne à sucre en moins. C’est que le débouché éthanolier a été quelque peu délaissé : – 5 % par rapport à l’an dernier. Il faut dire que ce débouché profite à plein de la disponibilité en maïs, et on estime même qu’environ le quart du bioéthanol provient désormais du maïs. Quelle progression, alors que cette proportion était autrefois anecdotique ! Et cela n’est pas fini : certains estiment que, d’ici 2030, l’origine cannière ne représenterait que les deux tiers du bioéthanol, le dernier tiers provenant du maïs qui profiterait pleinement de la hausse attendue de la consommation domestique.
Du côté indien, on s’attend à une production en hausse par rapport à l’an dernier, mais sans nécessairement impacter le bilan mondial. Ici aussi, c’est l’éthanol qui interviendra dans la balance : il devrait jouer à plein son rôle tampon.
Dans ce contexte, l’analyste S&P a révisé à la baisse son excédent mondial pour la campagne actuelle. Et pas qu’un peu : il anticipe désormais un surplus autour de +3,5Mt, contre +3,9 Mt un mois plus tôt. Mais cela ne suffit pas à modifier les positions des spéculateurs. Au contraire, même ! Après la modeste pause de début janvier, ils augmentent encore leurs positions nettes à la vente à quelque 9,2 Mt…
Malgré cela, et c’est une excellente nouvelle, le sucre brut résiste. Il continue même de tenter de franchir, régulièrement, les 15 cts/lb, sans y parvenir. Au passage, cette valeur est pour une livraison en mars prochain : il est intéressant de noter que, pour une livraison en mars 2027, il faudra débourser 1ct/lb de plus.
Du côté européen, c’est bien calme. La courbe du marché spot est totalement plate depuis la mi-décembre, à des valeurs bien basses, mais sans volume d’échange. Quant au sucre effectivement livré, la dernière valeur publiée par la Commission européenne est celle d’octobre dernier, à 522 €/t.





