En hausse de 10 %, le chiffre d’affaires des adhérents de l’association France Biocontrôle s’établit, pour 2025, à 50 M€ (contre 45 M€ en 2024). « Cette augmentation notable de 10 % traduit l’engagement de nos membres et une dynamique certaine sur le segment du biocontrôle », estime Alain Querrioux, le président de la structure, qui s’apprête à changer de nom (voir encadré). Il s'exprimait lors d’une conférence de presse organisée le 8 avril, la veille de l’assemblée générale de l’association. Le marché continue d’être très largement tiré par les filières viticoles, arboricoles et du maraîchage (85 % du chiffre d’affaires), très loin devant les grandes cultures (7 %). Les macro-organismes sont, quant à eux, toujours la catégorie la plus représentée, avec une avance confortable : 40 %, contre 23 % pour les substances naturelles, 18 % pour les médiateurs chimiques et 17 % pour les micro-organismes.
Pour mieux apprécier l’évolution de l’offre à l’horizon 2030, l’association a réalisé une enquête R&D auprès de ses membres. La majorité des dossiers en cours d’évaluation par l’Anses concernent des produits à base de micro-organismes vivants (7 sur 10), et neuf nouvelles substances actives seraient en préparation pour dépôt, d’ici à 2030. L’une d’entre elles, développée par la société INCeres, s’adresse aux producteurs de betteraves, pour lutter contre les pucerons. En tout, 25 nouveaux produits seraient ainsi dans la pipeline R&D de l’association, qui représentait en 2026, 16 % du marché national, estimé à 308 M€. « 40 % des innovations et homologations entre 2018 et 2025 sont le fait de nos adhérents », défend néanmoins Alain Querrioux.