Une surveillance minutieuse nécessaire

QUI ?

La présence de pucerons ailés indique un risque à venir. Toutefois, ce sont les individus aptères verts et noirs, dont la taille varie selon leur stade larvaire, qui doivent faire l’objet d’une surveillance attentive car ils assurent la propagation des jaunisses virales au sein des parcelles.

À noter : un aspect gaufré de la plante indique généralement une forte présence de pucerons se nourrissant de la sève sous les feuilles.

QUAND ?

Les observations doivent commencer dès l’apparition des premières feuilles de betteraves et se poursuivre durant toute la période à risque de contamination, soit jusqu’à l’approche de la couverture du sol.

Les conditions climatiques influencent la dynamique d’évolution des populations : une hausse des températures favorise les vols tandis que des conditions fraîches, pluvieuses et venteuses tendent à freiner les colonisations.

Après une intervention aphicide, la surveillance doit reprendre au bout de 8 à 10 jours. Ce délai permet d’appréhender au mieux la persistance d’action des produits utilisés.

COMMENT ?

1. Repérer au minimum 25 betteraves (5 séries espacées de 5 plantes consécutives) et compter le nombre de plantes portant des pucerons aptères afin d’estimer la fréquence.

Les zones protégées, comme les bordures de haie, peuvent être observées en priorité.

2. Examiner la face inférieure des feuilles de betteraves où les pucerons se trouvent le plus souvent.

3. Déplier délicatement le bord des feuilles : les pucerons s’abritent préférentiellement dans l’enroulement des jeunes feuilles du cœur.

4. Calculer ensuite la proportion de plantes touchées en rapportant le nombre de betteraves infestées au nombre total observé afin d’obtenir le pourcentage déterminant pour le seuil de risque.

Points de vigilance : confusion

Les pucerons peuvent être confondus avec des collemboles, fréquemment observés à la même période. Ces derniers sont de petits arthropodes (moins de 3 mm), de forme plutôt arrondie et de couleur noire ou jaune orangé.

Pour les distinguer, il suffit de les déranger avec la pointe d’un stylo ou d’un couteau : les collemboles ont tendance à sauter alors que les pucerons se déplacent lentement ou se laissent tomber.