Mi-août, dans l’Yonne, les betteraves sont écrasées par le soleil. Il fait encore plus de 30 °C. Sébastien Roger, le vice-président de la CGB Champagne-Bourgogne, se désole : « cela va être une année très compliquée ». Il n’a jamais vu de tels dégâts. Les rares feuilles sont sèches, jaunies ou trouées. Quand les betteraves ne sont pas complètement pourries par le rhizopus, les racines ont la taille d’une carotte !
Sébastien Roger coupe un collet. Très vite, une larve surgit d’une galerie et se tortille. Juste à côté, un charançon s’échappe, puis « fait le mort » pour ne pas se faire remarquer. Comme ses collègues, le planteur de l’Yonne est dépité : « certaines betteraves sont déjà mortes, complètement pourries ». D’autres risquent de ne pas se conserver dans les silos.