C’était la grande question de l’été : quel sort le Conseil constitutionnel allait-il réserver à la loi d’urgence, adopté par le Parlement en juillet ? Le verdict est tombé moins d’un mois plus tard, le 14 août, avec l’annonce de la validation, par l’instance, du texte dans sa quasi-totalité. Contrairement à ce qui s’était passé un an plus tôt, avec la proposition de loi Duplomb, le Conseil constitutionnel n’a censuré qu'un nombre très restreint de dispositions et valide, notamment, la possibilité d’utiliser la flupyradifurone en enrobage de semences pour les betteraves sucrières. Dans les rangs de la CGB, on se félicite de cette bonne nouvelle qui marque, pour le syndicat, « un tournant, la fin d’un cycle de régression et les fondements pour rebâtir une ambition agricole ».
Les betteraviers espèrent désormais que cette dérogation soit effective dès que possible. « Cette avancée corrige partiellement la distorsion de concurrence avec nos voisins et compétiteurs européens », souligne Franck Sander, le président de la CGB. L’ensemble des 16 pays producteurs de betteraves dans l’UE ont en effet accès à des semences enrobées avec de la flupyradifurone. « Il faut désormais s’atteler en urgence à mettre en œuvre cette dérogation pour les semis 2027 », poursuit-il.