J’y vois à la fois une bonne nouvelle et un signal positif pour nous, agriculteurs. Une bonne nouvelle car cette loi, attendue par le monde agricole, fortement mobilisé depuis plusieurs mois, comporte des avancées concrètes et significatives sur de nombreux sujets qui concernent directement notre métier : renforcement des moyens de production et du contrôle des produits importés, règles simplifiées pour le stockage de l’eau, la lutte contre la prédation, les bâtiments d’élevage et la protection du foncier agricole, etc. C’est aussi un signal positif qui, je l’espère, sonne une prise de conscience de nos décideurs politiques qu’il est grand temps d’enrayer le déclin de notre agriculture et de retrouver une véritable ambition au service de notre souveraineté agricole et alimentaire. Je remercie ici le gouvernement et les parlementaires qui ont soutenu et voté cette loi. Elle doit à présent être rapidement mise en œuvre sur tous ses volets.
Pour la culture de la betterave, ce texte ouvre la porte à l’utilisation de flupyradifurone en enrobage de semences, sous conditions et après évaluation de l’Anses. Elle nous remet donc partiellement sur un pied d’égalité par rapport à nos voisins européens. Ce renforcement de nos moyens de lutte contre les pucerons et la jaunisse était une nécessité, comme la CGB l’a martelé depuis 2023 !
Cette avancée doit à présent être confirmée pour les semis 2027. D’ici là, la récolte 2026 va débuter dans les prochains jours. Et la culture de la betterave n’a pas été épargnée par les conditions climatiques extrêmes de l’été. Sécheresse et vagues de canicule ont mis les plantes à rude épreuve et favorisé le développement de ravageurs : teignes, charançons, rhizopus.
Cette accumulation de fléaux va avoir des conséquences très négatives pour notre filière : l’interprofession a récemment alerté sur une baisse de plus de 20 % des rendements betteraviers au niveau national. Dans plusieurs régions, les pertes seront plus élevées et affecteront lourdement le revenu de nombreux planteurs.
Dans ce contexte de crise et d’urgence, la CGB est pleinement mobilisée sur plusieurs fronts : dialogue avec les industriels pour une gestion optimisée des enlèvements et des réceptions de betteraves, demande pressante aux pouvoirs publics de mesures d’accompagnement à la fois en termes de trésorerie et d’indemnisation des pertes. Face à l’adversité, comme elle l’a toujours été, la CGB est aux côtés des planteurs pour leur apporter des réponses et des solutions et donner des perspectives d’avenir à cette culture et à notre filière.
Dans ce contexte de crise et d’urgence, la CGB est pleinement mobilisée sur plusieurs fronts