mardi 18 septembre 2018

Articles liés au sujet " betteraves "


Avec le début des arrachages de betteraves, les premières sucreries démarrent chez Tereos. Le site de Bucy (Aisne) a ouvert le bal le 15 septembre.

C’est parti pour la campagne betteravière 2018 chez Tereos ! Le coup d’envoi a officiellement eu lieu le 15 septembre à la sucrerie de Bucy dans l’Aisne, selon un communiqué du groupe, diffusé le 14 septembre. Les 8 autres sucreries françaises devraient suivre dans la foulée entre le 17 et le 21 septembre.

Lillers (62) : 17 septembre 2018

Attin (62) : 17 septembre 2018

Chevrières (60) : 17 septembre 2018

Origny (02) : 18 septembre 2018

Escaudoeuvres (59) : 18 septembre 2018

Boiry (62) : 18 septembre 2018

Artenay (45) : 20 septembre 2018

Connantre (51) : 21 septembre 2018

Selon le groupe, ce sont près de 19 millions de tonnes de betteraves qui seront transformées cette année avec un potentiel de rendement prévu au 10 septembre, d’environ 86 t/ha à 16 °S, contre 90 t/ha à 16 °S.

La campagne devrait durer près de 130 jours chez le sucrier, contre 145 jours l’an passé.

A.C.


17 septembre 2018

Conséquences d’un été chaud et sec, les prévisions de rendements en betteraves sont attendues en forte baisse : 86 t/ha à 16°S, selon le service technique de la CGB.

Le manque d’eau et les fortes chaleurs n’ont pas épargné les champs de betteraves cet été. Selon le service technique de la CGB, les précipitations sont ressorties à 52 % de la normale en juillet et à 70 % en août. Les températures ont, elles, été supérieures à la normale de 3,3° c en juillet et de 2,5 °C en août, dans les principales régions betteravières.

Conséquences de cela, les rendements betteraviers sont d’ores et déjà attendus en nette baisse. L’Institut technique de la betterave (ITB) a d’ailleurs revu à la baisse ses prévisions le 29 août, avec un recul de 0,5 t/ha de sucre durant l'été, pour atteindre 13,4 t/ha.

De son côté, dans ses dernières prévisions du 30 août, le service technique de la CGB estime le rendement betteravier à 86 t/ha à 16°s, soit un net recul par rapport à l’an passé (96,1 t/ha à 16°s), mais également par rapport à la moyenne des cinq dernières années (89,5 t/ha à 16°s).

A.C.


30 août 2018

L'alternance pluie et chaleur a favorisé la croissance des plantes ces dernières semaines.


16 juillet 2018

Le programme Aker, qui débuté en 2012 pour une durée de 8 ans, aborde le phénotypage des betteraves au champ.

Les vols de drone se multiplient au-dessus de la plateforme de 8 hectares à Curchy. Situé dans la Somme, elle mesure 600 m de long sur 120 m de large, et comprend 6 000 parcelles d’essais. Tout comme à Courtisols (51) les essais de Curchy sont suivis par drone pour estimer la cinétique de plusieurs variables : le taux de couverture, la surface foliaire, la quantité de chlorophylle et la quantité d’azote dans les feuilles. Les quatre séquences de mesures ont débuté en mai et seront réalisées jusqu’au mois de juillet 2018. Elles ont été présentées à la presse le 14 juin dernier.

Ces mesures de la dynamique de la croissance des plantes s’inscrivent dans le vaste programme de phénotypage des 3 000 hybrides créés par le programme Aker. En effet l’approche de ce programme correspond à un changement de paradigme dans le domaine de la recherche et de la sélection betteravière, puisqu’il ne fait plus de la sélection a posteriori, mais a priori. Dans le déroulement du programme, le génotypage (analyse des génomes), passe avant le phénotypage (évaluation des caractères). « Auparavant, on évaluait les plantes au champ et on s’aidait ensuite de la génétique ; à présent, on commence par utiliser la génétique, et on évalue ses résultats a posteriori. Ce qui conduit à faire de la prédiction en travaillant sur des modèles. D’où l’importance de la bio-informatique », explique Bruno Desprez, président du comité de coordination d’Aker.

L’objectif du programme Aker est de diminuer par deux le temps de « réactivité » pour répondre à des objectifs nouveaux, comme l’apparition d’une nouvelle maladie ou à un changement réglementaire, comme l’interdiction des néonicotinoïdes.

F.-X. D.


2 juillet 2018

La société Saint Louis Sucre a annoncé le 27 juin qu’elle allait payer les betteraves 2017 à hauteur de 23,66 €/t. L’entreprise annonce par ailleurs qu’elle versera le solde de betteraves contractées avant le 15 juillet pour donner de la visibilité au moment où les planteurs raisonnent leurs assolements 2019.

Saint Louis Sucre a décidé de fixer dès aujourd’hui le prix des betteraves contractées livrées pendant la campagne 2017-2018, « avec quelques mois d’avance par rapport au contrat », a indiqué le fabricant le 27 juin.

Le prix global perçu par les planteurs sera en moyenne de 22 €/t à 16°S de betterave entière, soit l’équivalent de 23,66 €/t à 16°S en forfait collet. Cette conversion permet en effet de pouvoir comparer les prix avec les autres fabricants de sucre qui ne paient pas la betterave entière.

Saint Louis Sucre indique que ce 22 €/t inclut « le prix de base de la betterave corrélé au prix du sucre SZ4 *, la garantie de prix sur la pulpe, le bonus richesse et un supplément de prix ».

Le communiqué de presse précise que cette « décision de verser ce supplément est prise dans un contexte de marché fortement déprécié et alors que le groupe Südzucker anticipe un résultat déficitaire pour son activité sucre ». Et Thierry Desesquelles, directeur betteravier de Saint Louis Sucre, de souligner que cette décision « traduit notre volonté d’encourager les planteurs à maintenir par leurs emblavements dès 2019 une production suffisante pour des campagnes d’au moins 120 jours. »

Le sucrier rappelle que le contrat prévoyait de payer le solde en décembre 2018. « Mais pour répondre aux attentes de ses planteurs, Saint Louis Sucre a décidé d’anticiper le règlement du solde des betteraves contractées avant le 15 juillet 2018. Le solde des betteraves excédentaires sera versé, comme prévu au contrat, le 1er décembre 2018. »

Pour les betteraves 2018, le paiement du 1er acompte se fera au fur et à mesure des livraisons : 30 jours fin de mois. Autrement dit, un planteur qui livrera courant octobre, percevra son 1er acompte fin novembre. Par ailleurs, Saint Louis Sucre est favorable à un paiement du solde en juin 2019.

Cette annonce répond en partie aux demandes des planteurs, qui n’avaient jusque-là aucune visibilité sur les prix de leurs betteraves 2017. Mais elle risque de les décevoir quant au montant annoncé. Le président du syndicat CGB Eure, Alexandre Quillet, demandait par exemple lors de son assemblée générale du 3 mai dernier, un partage de la valeur et espérait « un prix de 24 €/t pour la betterave entière, ce qui correspond à 25,80 €/t pour une betterave décolletée. »

F.-X.D.

 

* Prix moyen de vente des sucres des 4 filiales Südzucker – Allemagne, France, Belgique et Pologne


27 juin 2018

Les prévisions de rendement en betteraves sont revues à la hausse en pour les pays de l’Union Européenne.


19 juin 2018

Le 76e congrès international sur la recherche betteravière a donné des signes d’espoir à une filière en pleine tourmente.

Deauville a accueilli la plus grande concentration mondiale de chercheurs et de spécialistes de la betterave à sucre. Du 4 au 6 juin dernier, le 76e congrès de l’institut international de recherches betteravières (IIRB) a rassemblé 350 contributeurs de 21 pays différents représentant des instituts de recherche, des associations de producteurs, des sucriers, des sélectionneurs de betteraves, ainsi que de l'industrie phytosanitaire, des engrais et du machinisme. Preuve que la recherche betteravière est toujours très active : ce congrès a été un de ceux qui ont rassemblé le plus de participants depuis 20 ans !

Chacun était venu pour exposer ses travaux de recherche, mais c’est la situation des betteraviers européens qui a focalisé les principales conversations, suite à l’interdiction des néonicotinoïdes en traitement de semences.

« L’interdiction des néonicotinoïdes pourrait entraîner des sérieuses pertes de rendement à cause de la jaunisse virale transmise par les pucerons. Et elle aura des conséquences inverses de celles espérées par la société civile », a mis en garde le président de l’ITB, Alexandre Quillet.

La veille de ce congrès, le 4 juin, les spécialistes européens travaillant sur les néonicotinoïdes se sont retrouvés pour élaborer des stratégies de recherche à mettre en place. Les semenciers recherchent déjà des résistances à la jaunisse. « Nous aurons des débuts de réponse d’ici 5 ans, a expliqué Bruno Desprez, directeur général de Florimond Desprez. Mais quels seront les niveaux de rendement ? On pourrait avoir des bons résultats avec des techniques génomiques plus récentes, mais là il y a des problèmes réglementaires ». Un projet de recherche entre la société de services ADAS, l’institut technique britannique (BBRO) avec Hilleshög Maribo et SESVanderHave a débuté en 2014, pour trouver de nouvelles variétés résistantes à la jaunisse.

KWS réalise également des tests au Royaume-Uni sur 20 hybrides de betteraves. Le Royaume-Uni est un des pays plus concerné par la jaunisse de par son climat océanique. « Nous utilisons les néonicotinoïdes depuis 25 ans et nous ne savons plus comment cultiver des betteraves sans ces traitements. 80 % des virus sont résistants aux carbamates et aux pyréthrinoides, a expliqué Mark Stenvens du BBRO. Il faudra développer des messages d’alerte pour que les agriculteurs interviennent à temps et réfléchir à l’utilisation d’insectes bénéfiques ». L’interdiction des néonicotinoïdes met toute la filière en ébullition.

François-Xavier Duquenne


11 juin 2018

Suite à l’interdiction européenne des néonicotinoïdes annoncée le 27 avril dernier, la CGB et ses syndicats betteraviers se mobilisent et lancent en région une campagne de sensibilisation baptisée « Préservons la betterave française ».

« La filière betterave a été écoutée mais jamais entendue », regrette la Confédération générale des betteraviers (CGB) dans un communiqué du 6 juin. L’objet du mécontentement ? L’interdiction des néonicotinoïdes, décidée au niveau européen le 27 avril, lors de la réunion du Comité permanent sur les plantes, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (Scopaff). « La betterave sucrière, récoltée avant floraison, ne produit ni fleur ni pollen, donc n’attire pas les abeilles », rappelle la CGB, qui assure que « les néonicotinoides présents dans l’enrobage de la semence de betterave, ne présentent aucun danger pour les pollinisateurs ».

Des panneaux et une pétition

Face à cette situation, la confédération a décidé de mobiliser ses 14 syndicats en régions pour déployer, dès cette semaine, dans les champs de betteraves et aux abords d’axes routiers stratégiques, 220 panneaux pour quadriller la France betteravière en interpellant le Président de la République, avec le slogan « Préservons la betterave française ».

La CGB lance par ailleurs, sur Change.org, une pétition qui s’intitule « Préservons La betterave sucrière française » adressée à Emmanuel Macron et aux ministres, Stéphane Travert et Nicolas Hulot, pour sensibiliser le gouvernement à cet enjeu pour la filière.

Une demande de dérogation d'au moins deux ans

« Sans les néonicotinoides, les betteraviers ne disposent pas de solutions aussi efficaces et aussi respectueuses de l’environnement pour protéger les betteraves de la jaunisse virale », insiste le syndicat. Selon des études de l’institut technique de la betterave (ITB), les pertes de rendement pourraient aller « jusqu’à 50 % dans certaines zones de climat océanique ». « La seule alternative disponible aujourd’hui est chimique. Elle suppose un retour aux traitements par pulvérisations aériennes moins respectueux de l’environnement, plus coûteux et surtout moins efficaces pour lutter contre le puceron vert, vecteur de la jaunisse virale », explique Éric Lainé, le président de la CGB.

Le syndicat demande, au même titre que la Belgique, une dérogation (d’au moins de deux ans), le temps d’aboutir dans les recherches de solutions alternatives efficaces déjà en cours.

A.C.


6 juin 2018
Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.