vendredi 10 avril 2020
"Notre grand défi sera d'investir intelligemment dans les métiers d'avenir", souligne Thierry Balndinières, le directeur général d'InVivo. "Notre grand défi sera d'investir intelligemment dans les métiers d'avenir", souligne Thierry Balndinières, le directeur général d'InVivo. ©InVivo

InVivo met le cap sur 2030

Le groupe coopératif a dévoilé un nouveau plan stratégique à 2030. Parmi les objectifs : la réduction de 50 €/ha du coût de production d’un hectare de blé.

Satisfecit pour Thierry Blandinières. Le directeur général d’InVivo s’est félicité le 18 décembre, lors du congrès de la Coopération agricole, de la bonne dynamique du groupe. « Notre plan stratégique à 2025 s’achève avec cinq ans d’avance », a-t-il assuré. Les fonds propres, qui ont atteint 1,1 milliard d’euros sur l’exercice 2018-2019, clos au 30 juin 2019, ont plus que doublé en cinq ans. La vente de la division nutrition animale (Neovia) au groupe américain ADM, effective en début d’année, a permis à InVivo d’afficher un résultat annuel net multi- plié par près de huit, à 347,7 millions d’euros contre 45,8 M€ un an avant. Le chiffre d’affaires est resté stable à 5,2 milliards d’euros. En revanche, le résultat d’exploitation s’est sensiblement érodé sur l’exercice, reculant de 107,5 M€ à 41,7 M€ tout comme l’Ebitda passant de 163,2 M€ à 104,9 M€. Il n’empêche. Avec un endettement ayant fondu au 30 juin 2019 (une trésorerie nette de 174,9 M€ contre un endettement de 511,5 M€ un an plus tôt), le groupe se retrouve avec les coudées franches pour entamer une nouvelle phase de croissance. « Notre grand défi sera d’investir intelligemment dans des métiers d’avenir », a expliqué Thierry Blandinières.

Zéro résidu dans les assiettes

En attendant, InVivo a dévoilé son plan stratégique à 2030. Il s’inscrit dans la continuité de celui de 2025, à savoir la poursuite de la transition agricole et alimentaire autour d’une troisième voie, entre agri- culture conventionnelle et agriculture biologique. Parmi les objectifs : « Produire plus, produire mieux, avec moins d’intrants. » Dans ce cadre, la division sur les grandes cultures, Bioline, entend faire évoluer ses statuts pour devenir une des premières entre- prises françaises à mission. « Nous avons choisi trois grands indicateurs : alimentation, environnement et économie », a expliqué Laurent Martel, le directeur général de Bioline. En matière d’alimentation, il s’agira d’assurer zéro résidu de pesticide dans l’assiette du consommateur. Sur le volet environne- mental, Bioline promet de déployer la certification environnementale HVE sur les exploitations de grandes cultures. Enfin, sur l’axe économique, Bioline s’engage à réduire de 50 € le coût de production d’un hectare de blé, grâce à des solutions d’agriculture de précision notamment.

La plateforme Aladin.farm

Le plan stratégique à 2030 passe aussi par de nouveaux services pour les agriculteurs. Après un an de travail, InVivo et neuf coopératives (Agora, EMC2, groupe Dauphinoise, Maïsadour, NatUp, Noriap, Océalia, Unéal et Val de Gascogne) viennent de lancer une plateforme de vente en ligne. Baptisée Aladin.farm, elle propose des produits de santé du végétal, biosolutions, semences, engrais et services.

Adrien Cahuzac

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