«La France a besoin d’œufs. Les rayons régulièrement clairsemés ou vides des hypermarchés en sont la preuve ». Fabrice Renavand, directeur général de Cocorette, est formel. La période est propice à la création d’ateliers de poules pondeuses. Cocorette recrute de nouveaux producteurs dans les Hauts-de-France. Fort de nouveaux investissements, l’atelier de conditionnement de Doullens (Somme) de Cocorette est déjà dimensionné. « La demande d’œufs poursuit sa croissance + 3,9 % en 2023, + 4,75 % en 2024 et déjà 4,4 % en 2025. Ce qui représente de 300 à 400 millions d’œufs supplémentaires pour le marché français chaque année, les producteurs français produisant actuellement 15 milliards d’œufs par an », argumente le responsable. De plus, la fin programmée des élevages de poules en cages a engendré une diminution de la production. Leur conversion en poules au sol demande plus de surface par animal. L’origine France reste plébiscitée, avec 99 % du marché. L’œuf répond à la demande de produits naturels, riches en protéines, simples à cuisiner, peu chers et non transformés.

Des mises de départ importantes

Le plan de filière prévoit la création de poulaillers pour plus de 6 millions de poules, soit un million par an d’ici 2030. « Ce qui est recherché, poursuit le directeur, sont les poules plein air, label rouge et élevées au sol. Soit 90 % du marché. Cocorette recherche de gros bâtiments pour assurer un bon équilibre économique ». L’entreprise, filiale du groupe coopératif Noriap, propose trois types d’ateliers qui correspondent à environ un temps plein. Dans les fermes, cela permet d’installer un conjoint ou un enfant.