Dès la sortie du champ, la conservation des pommes de terre commence. Les trente premiers jours en bâtiment sont décisifs pour limiter les pertes et garantir la stabilité du lot sur l’ensemble de la campagne, voire jusqu’à dix mois pour le stockage longue durée. Selon l’UNPT, « un lot bien conduit peut limiter la freinte entre 5 et 7 %, tandis qu’un stockage mal maîtrisé entraîne des pertes qui dépassent facilement 12 à 15 % ». La réussite repose sur la combinaison de plusieurs facteurs : hygiène et nettoyage du bâtiment, tri sanitaire rigoureux, séchage et cicatrisation des tubercules, descente progressive en température, suivi technique et utilisation appropriée des technologies de stockage.
Arvalis insiste sur l’importance d’un bâtiment propre comme première condition d’un stockage réussi. « Chaque résidu contaminé oublié est un risque reporté dans le temps », souligne Pierre Deroo, ingénieur chez Arvalis. Le nettoyage doit inclure l’aspiration et le lavage haute pression des sols, parois, caillebotis et ventilateurs, en supprimant tous les résidus issus des campagnes antérieures.