Trois ans après le lancement de son programme Carbone, l’entreprise spécialisée dans la revitalisation des sols Gaïago a indiqué, lors du Salon de l’agriculture, qu’elle allait rémunérer les 133 agriculteurs engagés dans la première promotion de l’initiative, pour une valeur moyenne de 304 €/ha. Cette prime est calculée en fonction de « la mesure réelle » de l’évolution du carbone organique dans les sols (SOC), et non selon les réductions d’émissions de CO2 réalisées, comme c’est le cas dans le label bas carbone. Concrètement, des mesures à l’échelle parcellaire sont effectuées chez les exploitants à T0, trois ans plus tard et, enfin, au terme des 5 ans du projet. Les évolutions de stockage de carbone organique pendant ces deux intervalles conditionnent l’accès et le montant de la rémunération. Pour les trois premières années du programme, Gaïago communique sur un stockage moyen de 3,1 tonnes de CO2 eq/ha/an en moyenne, sur 5 203 hectares.

« Accélérer la revitalisation des sols »

« Nous souhaitons rémunérer les agriculteurs pour les efforts réalisés en matière de revitalisation des sols », explique Valérie Jacob, responsable de la communication de Gaïago. L’entreprise, qui collabore avec des coopératives et négoces partenaires, n’impose donc pas la mise en œuvre d’actions spécifiques, mais encourage l’évolution vers des pratiques d’agriculture régénératrice. Seul engagement à respecter : l’application, une fois par an, de Nutrigeo, un « prébiotique », développé par l’entreprise et homologué depuis 2019, pour « accélérer la revitalisation des sols », précise Valérie Jacob. Le prix d’achat et le recours à ce produit a été pris en compte dans l’offre carbone de Gaïago, explique l’entreprise.

Le nord de la France est bien représenté dans cette première promotion, où figurent des producteurs de betteraves et de pommes de terre.

Cette offre est certifiée par le référentiel international Gold Standard. Les crédits carbone sont pour leur part valorisés par le cabinet South Pole sur le marché volontaire.