En 2021-2023, les céréaliers ont réalisé des exercices comptables exceptionnels. La trésorerie dégagée a permis à certains d’entre eux de solder les prêts à court terme souscrits les campagnes passées. Et à d’autres, d’avoir les moyens financiers de pratiquer des déductions pour épargne de précaution (DEP), car le fonds de roulement de leur exploitation était suffisant pour financer leur prochaine campagne. Dans l’idéal, ce dernier doit être équivalent aux charges d’une campagne de cultures. Mais ces deux trois dernières années, les résultats économiques des scopeurs se sont effondrés. Pour rééquilibrer leurs comptes, ils ont la possibilité de réintégrer une partie ou la totalité des DEP pratiquées les exercices passés. Ils lissent ainsi leurs prélèvements obligatoires.
« Cette réintégration peut être exonérée d’impôt sur le revenu à hauteur de 30 % lorsque les sommes sont débloquées sur un exercice où ils ont fait jouer l’assurance aléas climatiques », explique Clément Bizouard, Expert-comptable chez Bizouard & Associé, membre du réseau AgirAgri. Mais si, pour une raison ou une autre, un agriculteur n’a pas pratiqué de DEP et ne dispose pas du fonds de roulement nécessaire pour financer ses intrants, souscrire un prêt de campagne est une option.