Les céréaliers commençaient à perdre patience ! Trois semaines après avoir annoncé mobiliser une enveloppe de 540 M€, pour soutenir les agriculteurs face à la hausse du prix des engrais, la Commission européenne a précisé les montants alloués à chaque Etat, le 30 juin. 107 M€ sont fléchés vers la France, soit près d’un cinquième de l’enveloppe globale. « Ce n’est pas anecdotique », saluent, dans un communiqué commun daté du 3 juillet les associations spécialisées de grandes cultures de la FNSEA (AGPB, AGPM, CGB, Fop, UNPT), qui reconnaissent une « première avancée essentielle pour répondre à l’urgence ».

Jusqu’à 200 % d’abondement national possible

Selon les organisations représentant les producteurs de blé, maïs, betteraves, tournesol, colza et pommes de terre, cette enveloppe n’est cependant pas suffisante pour « espérer surmonter l’effondrement économique en cours au sein des fermes françaises de grandes cultures ». Les 5 ssociiond spécilisées appellent donc le Gouvernement français à compléter ce dispositif européen, dès que possible. Bruxelles laisse en effet la possibilité, aux Etats membres, d’abonder jusqu’à 200 % de l’aide européenne par des fonds nationaux. « Nos trésoreries sont exsangues : aurons-nous simplement les moyens de cultiver et de semer l’année prochaine à l’issue de nos récoltes qui s’annoncent déjà préoccupantes ? Le Gouvernement doit répondre à un véritable État d’urgence agricole ! », préviennent les associations spécialisées.