La notion de double métier est cruciale chez les collaborateurs permanents de la filière sucrière. Pendant la campagne, ils occupent les postes affectés au procédé sucrier : conducteur de diffusion ou de cristallisation par exemple… Et, en inter-campagne, les collaborateurs peuvent être amenés à faire appel aux compétences de leurs seconds métiers pour assurer la maintenance du site industriel. Un second métier comme chaudronnier, électricien, mécanicien ou soudeur… C’est également lors de l’intercampagne que les formations et les certifications sur le processus sucrier sont organisées.
Comme les autres industriels, les sucriers sont confrontés à la pénurie des candidatures. « On constate qu’il y a des difficultés à attirer les jeunes », affirme Rachel Dachelet, responsable du développement social chez Cristal Union. Le groupe a mis en place, ces deux dernières années, une campagne d’information auprès des jeunes, dans les établissements scolaires : des collèges, des lycées jusqu’au bac +2. L’objectif est de sensibiliser les jeunes aux métiers en sucrerie. Cristal Union mise sur l’alternance au sein de ses usines. « On considère que l’alternance est un véritable vivier de recrutement », déclare Rachel Dachelet. « On a beaucoup de carrières qui démarrent avec l’alternance, donc c’est un vrai tremplin pour l’emploi et pour les jeunes », appuie Claire Lesage, responsable de la communication interne et digitale à Cristal Union. « Pour traiter le problème à la base, il fallait que l’on puisse venir expliquer nos métiers pour faire en sorte qu’ils soient connus », affirme Rachel Dachelet.